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La bataille de Dieu

Ce livre comprend des études (à quoi est ajouté un texte consacré à Marc Sangnier qui n’a pas encore été repris en volume) qui portent sur quatre grandes figures qui ont marqué l’histoire du catholicisme français au XIXème siècle.

« La Mennais et ses amis, en 1831, avec son journal L’Avenir. Lamartine, dans cette singulière affaire du curé de Chânes, Ozanam au cœur de la tragédie de 48, Hugo enfin à l’heure où s’opère en lui une dramatique rupture. »(H.G.)

Chacun, à sa manière, entre dans « cette grande bataille, la bataille de Dieu » (Lamartine) contre la hiérarchie catholique et contre les pouvoirs avec lesquels elle a fait alliance. Leur courage, leur honnêteté en fait des hommes comme Guillemin les aime.

Il développe plus largement son étude sur Ozanam, « ce petit Ozanam », le moins connu des quatre et dont il se sent le plus proche, haï par tous les défenseurs de l’ordre et surtout les défenseurs « catholiques ».

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Malheureuse Eglise

Depuis l’article « Par notre faute » paru, en 1937, dans la revue dominicaine La vie intellectuelle et que Patrick Berthier a mis en annexe de son Cas Guillemin, jusqu’à Malheureuse Église qui est de 1992, un an avant sa mort, Henri Guillemin a entretenu avec l’Église catholique des relations difficiles, faites à la fois de colère et d’attachement malgré tout.
Il ne peut se résoudre à ce que l’histoire nous rapporte abondamment : la compromission de l’Église avec le pouvoir et l’argent, en trahison manifeste du message du Christ qui est celui de l’amour des plus pauvres.
Et il règle ses comptes, à la fin de sa vie. Il ne reste plus grand chose de ce à quoi il avait cru. Il « démythologise », comme dit le théologien allemand Bultmann à tout va. Des dogmes, il ne reste plus grand chose. Le Christ est un chic type – naissance, incarnation, ascension, résurrection… tout cela est bien invraisemblable, de même que la « magie » des sacrements, baptême et eucharistie.

Reste qu’il a l’intuition d’un Dieu-amour et cela, sans doute, n’est-il pas remis en question par Guillemin.
Fidèle malgré tout à la pratique religieuse, Guillemin demeure écartelé entre rationalisme et fidéisme. Il a eu l’honnêteté de le dire. Fidèle au Christ, mais pas à son représentant sur terre, ce « pontife de type médiéval » qui n’empêchera pas l’Église institutionnelle de s’effondrer dans un proche avenir.

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La guerre du Golfe

En août 1990 l’Irak de Saddam Hussein envahit et annexe le Koweït. Commence alors la première guerre du Golfe. Comment qualifier cette guerre : guerre néo coloniale, guerre pour le pétrole, guerre permettant aux Etats-Unis d’affirmer leur hégémonie à l’échelle mondiale ?

Henri Guillemin, fidèle à sa démarche, essaie de mettre les non-dits de ce conflit en pleine lumière, pour que l’on comprenne bien que les postures et discours des protagonistes occidentaux ne sont qu’un vaste jeu de dupes.

Le souci premier d’Henri Guillemin est de comprendre les véritables raisons qui ont poussé le Président Mitterrand à engager l’armée française dans ce combat éminemment douteux, alors même que de nombreuses voix de gauche s’y opposaient fermement.

L’ultime regard posé sur notre époque par un historien lucide, avec une profonde humanité, mais sans complaisance.

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Le Général clair-obscur

La destinée du Général est plus facile à résumer dans son parcours éblouissant qu’à suivre des yeux, pas à pas. Des zones d’ombre subsistent dans cette trajectoire, et les moyens mis en œuvre par de Gaulle pour parvenir à ses fins ne sont pas tous du même ordre ; il arrive que l’élégance y tombe dans la manigance.

Il y a, dans l’aventure du Général, trois temps bien distincts. La vingtaine d’années d’abord qu’il employa au service de sa volonté de puissance ; ce qui nous mène à ses cinquante-quatre ans (1944). Puis un trou, un long piétinement, douze ans de chômage, cruel et mal supporté. Enfin, dans sa vieillesse, de soixante-sept à soixante-dix-huit ans, de Gaulle monarque, tel qu’il souhaitait l’être.

Toutes ces circonstances ne vont pas sans le recours à des procédés parfois surprenants.
Le personnage public de Charles de Gaulle, je crois que nous commençons à pouvoir le deviner avec assez d’exactitude. Mais la personne sous le personnage ? Autre histoire. De Gaulle verrouillait sa vie privée. Là, pour nous, l’énigme. »

Henri Guillemin