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Une nouvelle bibliographie d’Henri Guillemin

Henri Guillemin, une vie pour la vérité
bibliographie établie par Patrick Berthier
ISBN 978-2-86819-822-8. 272 pages.
Bibliographie, version numérique 2026 : troisième édition revue et augmentée avec la collaboration de Jonathan Wenger.
Edition numérique disponible en accès libre.

Les sources archivistiques et les découvertes sur l’oeuvre d’Henri Guillemin ne sont pas taries. Loin s’en faut. Au contraire elles ne font que se développer. On sait que l’oeuvre d’Henri Guillemin est à la fois immense et polymorphe : pendant près de soixante-dix ans il a produit des ouvrages, écrits des articles, enregistré des conférences vidéo (), et des émissions radio, sans parler de sa correspondance.
Un royaume d’archives.

Une première bibliographie, réalisée par Patrick Berthier est parue en 1988. Fruit d’une colossal travail de chercheur, elle fut publiée aux éditions Utovie en 1988. On pensait alors avoir presque tout recensé.

Mais non. Dix-huit ans plus tard, les résultats de travaux de recherche opiniâtres et constants étant si riches qu’une deuxième édition vit le jour Une vie pour la vérité, toujours établie par Patrick Berthier.

Il n’y a pas qu’en France que l’on mène des recherches sur l’oeuve de Guillemin. On sait que c’est en Suisse, à Neuchâtel, où il séjourna des dizaines d’année, qu’il a fourni la grande majorité de ses travaux. Un chercheur suisse, Jonathan Wenger, mène depuis des années des recherches sur Guillemin et a découvert des milliers de nouvelles références inédites.

Il fallait de nouveau augmenter et enrichir la bibliographie.

C’est chose faite avec cette troisième édition, réalisée par Patrick Berthier.

Voici la nouvelle édition de Guillemin, Une vie pour la vérité, ouvrage paru chez Utovie en 2016, et c’est une édition vraiment nouvelle !

Depuis mes premières ébauches de la bibliographie des écrits d’Henri Guillemin, au début des années 1980, chaque étape du travail de recensement a permis d’enrichir le nombre des références à des articles alors peu accessibles (et souvent, aujourd’hui, numérisés).

A cette collecte de textes écrits, éditée sous le titre Soixante ans de travail (Utovie, 1988), s’est bientôt ajoutée, encore partielle, une liste d’interventions télévisées et de conférences.

Avec la présente édition et grâce à l’aide documentaire inappréciable de Jonathan Wenger, non seulement la part des conférences et de la télévision s’est enrichie de nombreuses nouvelles références, mais s’y est adjointe une liste de plusieurs centaines d’émissions de radio diffusées en Suisse, univers presque inconnu jusqu’alors en France, et qui permet de se rendre compte, notamment dans les années 1960 et 1970, de l’activité incessante de cet homme « multimédia » par avance qu’était Guillemin, toujours en recherche des moyens de toucher, par la plume et par la voix, le public le plus étendu possible.

En 1988, à la parution de la première version de cette bibliographie, Henri Guillemin m’écrivit : « Ami, Joie de recevoir ce petit livre (guère vendable, malheureusement). Quel incroyable turbin s’est infligé Patrick Berthier pour construire ça. Il y fallait de l’abnégation… »

Qu’aurait-il écrit, trente huit ans plus tard, devant cette nouvelle et imposante bibliographie ?

Sa remarque de l’époque : « guère vendable, malheureusement » allait se vérifier au fil des décennies suivantes.
La notoriété d’Henri Guillemin repose aujourd’hui sur la diffusion de ses conférences et émissions TV (sur You Tube) et quelques ouvrages historiques (La Commune, Napoléon, Les Deux Révolutions, Silence aux pauvres…).

Malheureusement l’intérêt ne se reporte pas sur les ouvrages qui lui ont été consacrés (Henri Guillemin tel quel, Les Petits papiers d’Henri Guillemin, Henri Guillemin le passionné) et encore moins sur cet imposant appareil bibliographique dont la troisième édition, revue et augmentée, vient de paraître.
Comme éditeur je le déplore ! Comme fidèle d’Henri Guillemin je le regrette sincèrement. Mieux comprendre Henri Guillemin grâce à ces ouvrages, c’est mieux comprendre, en profondeur, la démarche, la sincérité de ses convictions.

Allons, il n’est pas trop tard pour s’y mettre !!!

Je vous rappelle les deux associations qui œuvrent à développer la notoriété d’Henri Guillemin :

Présence d’Henri Guillemin et Les Ami(e)s d’Henri Guillemin

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Les orphelins

…. utilisé la très brève histoire intime de Billy the Kid, pour éclairer « littérairement » la réalité sociale et politique des Etats – Unis ; de mettre en pleine lumière comment ce pays s’est construit : par la violence, la domination patricienne, la farce d’une démocratie qui, dès l’origine fut en fait confisquée.

En explorant comment et pourquoi l’histoire de ce jeune vagabond, l’un parmi des centaines d’autres, s’est transformée en mythe, E. Vuillard brosse surtout le portrait cru et sans appel d’une société violente, prédatrice et colonialiste d’une brutalité inouïe.

« J’ai fouillé la vie du Kid, son taudis à New York lorsqu’il était enfant, la mort de sa mère, ses premiers larcins, et en partant de son histoire intime, de la vie d’un pauvre petit truand, je suis retombé sur la grand-route de l’Histoire humaine » (E. Vuillard).

Un livre qui fait immédiatement penser au chef-d’oeuvre de l’historien Etat-Unien Howard Zinn.

A la fin du XIXe siècle, dans cet Ouest, ce grand mythe planétaire où se déroula le génocide des Indiens, les grands propriétaires terriens des États-Unis firent appel à des hordes de brigands pour chasser les Indiens de leur territoire, rançonner les fermiers, chasser les petits exploitants. Des nuées de desperados furent les auxiliaires indispensables d’une accumulation de richesses sans précédent.
Puis, très vite, le pouvoir se structure avec les premières élections « démocratiques ». Les commanditaires criminels deviennent shériffs, sénateurs, gouverneurs. Il faut maintenant être propre, il faut éliminer ces bandes de hors-la-loi devenues inutiles.

« A la niche ! Silence aux pauvres ! » aurait dit Henri Guillemin.

Edition : Actes Sud ; 176 pages ; parution 28/01/2026

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Une vie de paria

Dans la région de Pondichéry, on les appelle paraiyar, un nom que les voyageurs européens ont transformé en paria.

On entre avec Viramma dans la boue des rizières, mais aussi dans le monde des esprits et des dieux, des jeteurs de sort, des rêves de délivrance.

Viramma raconte sa vie de paria. Ouvrière agricole asservie à une famille possédante du village de Karani, près de Pondichéry, elle est aussi sage-femme dans son quartier paria, et chanteuse.

Dans ce que dit cette voix de l’ombre, résonne aussi le rire des asservis, parfois tragique, parfois de dérision, parfois amer, souvent franc, un rire que forgent la force de vivre et la grandeur des dominés, un rire qui transfigure le destin, sur la difficile voie de l’émancipation.

Confié et recueilli dans un total esprit de confiance, ce témoignage nous vaut ce texte rare, éclairant à la fois les profondeurs d’une Inde qui bouge et l’indestructible dignité qui anime les plus méprisés des exclus, à l’heure même où nombre d’entre eux aspirent en masse à une nouvelle reconnaissance sociale et à un nouveau pouvoir. Ce livre d’écoute est un hommage à ceux qui furent si longtemps privés de parole.

Josiane Racine, Tamoule de Pondichéry, poursuit auprès de l’École pratique des hautes études, à Paris, ses recherches sur la culture populaire en Inde du Sud.

Jean-Luc Racine, son mari, directeur de recherche au CNRS, conduit au Centre d’étude de l’Inde de l’École des hautes études en sciences sociales, comme dans la revue Hérodote, des travaux portant sur les dynamiques sociales, économiques et géopolitiques de l’Inde contemporaine.

Editeur : Plon/Terre Humaine ; 625 pages ; paru en 1994.

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Supervivant

C’est sans doute dans Supervivant, (Manalive en anglais), roman parmi les plus jubilatoires que Chesterton (1874-1936) a le plus complètement rendu compte de ses visions si singulières. Supervivant est l’apologie extraordinaire de l’existence comme une fin en soi.
Roman policier, roman fantastique, roman espiègle, parabole métaphysique, ce livre est tout cela à la fois.
« Chesterton est l’un des premiers écrivains de notre temps et ceci non seulement pour son heureux génie de l’invention, pour son imagination visuelle et pour la félicité enfantine ou divine que laisse entrevoir chaque page de son oeuvre, mais aussi pour ses vertus rhétoriques, pour sa pure virtuosité technique. » (Jorge Luis Borges).

Quatre accusations pèsent sur Innocent Fève, sans doute le héros le plus paradoxal imaginé par l’auteur : meurtre, cambriolage, abandon, polygamie. Mais au fond quel est le crime d’Innocent Fèvre ?

Après une première partie éblouissante, la seconde partie développe le procès privé de l’accusé. La façon dont les quatre crimes sont démontés est un chef d’oeuvre de paradoxe et d’hymne à la vie.
« En somme, ce qu’on reproche à Innocent Fèvre, c’est le fait qu’il est différent des autres, qu’il se moque des convenances et des règles de bonne conduite imposées par la société, qu’il ne se plie pas aux usages, ce masque officiel de l’hypocrisie établie, érigée en système ».

Edition : L’Age d’Homme ; 190 pages ; parution 1981