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Coffret DVD/Livre « Henri Guillemin et l’affaire Pétain »

Jaquette du coffret

Coffret DVD/Livre

Henri Guillemin – L’affaire Pétain

OFFRE EXCEPTIONNELLE SPÉCIALE ABONNÉS

COFFRET AU PRIX DE 30 € AU LIEU DE 35 € (frais de port offerts)

OFFRE VALABLE JUSQU’À L’ÉPUISEMENT DU STOCK PRÉ-ACHETÉ

Qui était vraiment Philippe Pétain ? Henri Guillemin, par un travail exemplaire de démythification historique, dresse le portrait d’une figure emblématique de l’Histoire française.

En mai 1981, Henri Guillemin inaugure une nouvelle série de 12 leçons d’Histoire à travers l’émission Henri Guillemin vous parle diffusée sur l’antenne de la Radio Télévision Suisse (RTS). Il explore toujours son thème de prédilection, celui de la trahison des élites, des gens de biens, à travers le décryptage de grands événements ou de grandes figures historiques.

Après avoir exposé avec brio la traîtrise de Thiers et des Versaillais pendant la guerre de 1870 et la Commune de Paris, Henri Guillemin s’attaque cette fois-ci à Pétain et au gouvernement de Vichy.

Ce coffret est co-édité avec les Éditions Utovie et est soutenu par un partenariat avec Les Amis d’Henri Guillemin (LAHG).

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Colloque Henri Guillemin sur Emile Zola

Emile Zola

Dans 6 semaines, le 12 novembre, se tiendra le colloque organisé à l’occasion des 120 ans de la mort de Zola survenue le 29 septembre 1902. Guillemin/Zola, un engagement littéraire et politique.

Les inscriptions sont ouvertes depuis début septembre et la salle Dussane de l’Ecole Normale Supérieure (ENS – rue d’Ulm) continue de se remplir.

Inscriptions – A vos agendas !

Pour découvrir le programme du colloque et effectuer votre inscription, il vous suffit de cliquer ici.
En haut et en bas de la fiche programme, un gros bouton bleu vous amènera directement sur le site dédié à l’achat des places.

Nous remercions les responsables de la Maison Musée Zola Dreyfus de Médan (26, rue Pasteur 78670 Médan) qui ont accepté de relayer nos informations sur la tenue du colloque.
Pour en savoir plus sur la Maison Musée, cliquez ici

Merci pour votre soutien.

Note rédigée par Edouard Mangin

Henri Guillemin
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L’enseignement de l’Histoire en péril

Ce colloque sur l’enseignement de l’Histoire (littéraire, économique, politique) en péril, poursuit et actualise la démarche critique et les travaux d’Henri Guillemin sur le « mensonge scolaire » qu’il dénonce déjà au moment de sa thèse sur Lamartine il y a près d’un siècle : « Ce mensonge qu’on nous a raconté en classe, il est bien probable que d’autres écrivains en ont été victimes ».

L’intervention de Patrick Berthier, qui ouvre le colloque, permet de comprendre comment Guillemin a, par la suite, progressivement dépassé les limites du champ littéraire pour mener ses investigations dans celui de l’Histoire politique en adoptant une démarche d’historien. Ainsi, au sujet de la guerre franco-prussienne de 1870, il parlera de « politique de mensonge assidu ». Par ailleurs, il expliquera son opiniâtre recherche de la vérité par la nécessité de combattre la tromperie.

Edouard Mangin (4ème de couverture)

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« L’humour de Victor Hugo » par Henri Guillemin

Couverture. Ouvrage édité par Utovie – 120 pages – 15 €

La recension de Patrick Rödel

On n’en a pas fini avec la redécouverte des oeuvres d’Henri Guillemin. Seuls quelques privilégiés connaissaient le petit livre qu’il avait consacré à l’humour de Victor Hugo, publié en Suisse aux éditions de La Baconnière en 1950.

Grâce à l’obstination des éditions Utovie, ce livre est maintenant accessible. Et c’est un bonheur.
D’abord parce qu’il donne de Victor Hugo une image très éloignée du portrait que l’histoire littéraire officielle continue de véhiculer – nous sommes loin, ici, du grand-père barbu dont on écoute les leçons avec un petit sourire ironique mais dont il est de bon ton de moquer la grandiloquence.
Quel rétrécissement de la carrure d’Hugo ! Quelle ignorance de la force créatrice de l’homme qui s’exprime aussi bien dans ses lavis que dans des romans comme L’homme qui rit ou dans Les travailleurs de la mer que l’on a cessé depuis longtemps de lire pour ne retenir que Les Misérables et Notre-Dame de Paris (et plus à cause des seins de Lolobrigida-Esmeralda dans l’adaptation de Jean Delannoy en 1956) !

C’est un aspect inattendu de Victor Hugo que Guillemin, agacé par les bêtises dans lesquelles se complaisent ses commentateurs, souligne dans cette anthologie : un Victor amoureux des mots au point de jouer sur eux avec une virtuosité déconcertante et s’amusant comme un gamin des calembours, des à-peu-près, des défauts de prononciation, des cuirs qu’il recueille. Un humour potache, pas toujours du meilleur goût mais d’une efficacité redoutable quand il s’agit de croquer ses contemporains ; et il y va à pleines dents, surtout, sous le Second Empire :

L’avènement de Napoléon le petit a « eu pour lui MM. les cardinaux, MM. les évêques, MM. les chanoines, MM. les curés, MM. les vicaires, MM. les archidiacres, diacres et sous-diacres, MM. les prébendiers, MM. les marguilliers, MM. les sacristains, MM. les bedeaux, MM. les suisses de la paroisse, et les hommes religieux, comme on dit, race précieuse, ancienne, mais fort accrue depuis les terreurs propriétaires de 1848, lesquels prient en ces termes : O mon Dieu, faites hausser les actions de Lyon ! Doux Seigneur Jésus, faites-moi gagner 25% sur mes Naples – certificats – Rothschild ! Saints apôtres, vendez mes vins ! Bienheureux martyrs, doublez mes loyers ! Sainte Marie, mère de Dieu, daignez jeter un oeil favorable sur mon petit commerce ! Tour d’ivoire faites que la boutique d’en face aille mal! »

Et des diatribes de ce ton, on en trouve contre la justice, contre l’armée, contre les prisons, contre l’Académie…
Mais rien que pour le plaisir, Hugo note sur n’importe quel support. Cette chanson : « J’ai fait le bossu/Cocu/J’ai fait le beau cu/Cossu ». Cette devise pour « un décrotteur chaste » : « Pas n’aime et cire sans cesse » (faut avoir fait un  peu de latin ou avoir fréquenté les pages roses du dictionnaire…).
Ou ce portrait des prêtres qui encensent le coup d’Etat et « Entonnent leur salvum fac imperatorum/ (au fait faquin devait se trouver dans le texte) ».

Hugo s’amuse aussi avec les lettres et on y verra un précurseur d’un certain Arthur.
A propos d’Y : « Méfiez-vous de cette lettre-là ! L’Y exprime l’inondation. Regardez : qu’est-ce qu’un Y? Deux courants qui se réunissent. Un Y de plus, NOE était NOYE ! »
Quant aux chiffres, il n’est pas en reste ; il évoque la querelle du 6 et du 9 : « Tu n’es que le 9 en révolte ! Tu n’es qu’un 6 découragé! »

Les témoignages sont multiples de ses amis qui évoquent des soirées où Hugo, bonne chère et bons vins aidant, se livrait à ses plaisanteries débridées. Un gamin, dit Guillemin, un « loustic », Guillemin qui avait une faiblesse égale pour cette insolence à l’égard du vocabulaire qui ne peut naitre que chez ceux qui ont gardé une âme d’enfant découvrant les mille et un tours de la langue. A propos du gamin de Paris, dans les Misérables, ceci qui lui va parfaitement : « Il est doué d’on ne sait quelle jovialité imprévue ; il ahurit le boutiquier par son fou-rire. »

PS : je disais qu’on n’en avait pas fini avec Guillemin. Patrick Berthier qui a la patience de travailler à établir une bibliographie qui se voudrait exhaustive, nous donne, toujours chez Utovie, un complément à l’ouvrage qu’il y avait consacré, Guillemin, une vie pour la vérité, en 2016.
Et nous laisse espérer une autre édition qui incorporera les références qu’un chercheur suisse a découvertes et que les fans de Guillemin ignoraient.

Patrick Rödel


Victor Hugo esquissant un sourire avec ses petits-enfants, Georges et Jeanne en 1881 (b/w photo A. Melandri)

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par notre faute

Il est accompagné de quatre textes illustrant de façon diverse cette même thématique. « Témoignage de l’Histoire », publié en 1948 dans le volume collectif Les Chrétiens et la politique, développe un des aspects de « Par notre faute », l’attitude politique des catholiques au fil du XIXe siècle, de la Révolution à la loi de séparation de 1905. Suit le chaleureux compte rendu, en 1950, d’un essai de Karl Barth, théologien protestant d’envergure, sur le christianisme face à la guerre froide. Puis on pourra lire « Ma conviction profonde », texte plus personnel écrit en 1962 pour une émission de la radio suisse, et pour finir une brève synthèse sur Rousseau, Robespierre et Jaurès, trois grands croyants méconnus aux yeux de Guillemin.

Aucun de ces textes n’était aisément accessible, et leur lecture permet de comprendre la vision qu’a pu se faire Guillemin, entre 1937 et 1973, de ce que son cher Jaurès, justement, appelait « la question religieuse ».

Ignorer la dimension spirituelle, voire religieuse, de la quête de vérité d’Henri Guillemin serait, à coup sûr, passer à côté de cet historien hors-normes. Cette remise à disposition de textes introuvables est à ce titre nécessaire.

Patrick Berthier est également l’auteur, chez Utovie, 

d’un Henri Guillemin tel quel et d’une bibliographie exhaustive 

Une vie pour la vérité.