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PRIX HENRI GUILLEMIN – Appel aux abonnés, aux adhérents

Petit rappel : le 1er septembre dernier, nous avons créé le Prix Henri Guillemin destiné à récompenser un ouvrage d’histoire critique. Une action nouvelle permettant de développer davantage la notoriété de Guillemin.

La sélection des ouvrages que le jury devra lire et analyser repose entièrement sur vous, cher-es abonné-es et cher-es adhérent-es.

A ce jour, un mois exactement après le lancement, le 1er septembre dernier, nous avons reçu quelques propositions d’ouvrages, mais cela est encore timide. Trop timide.

D’où ce rappel valant encouragement à ne pas hésiter à nous faire part des livres qui vous semblent s’inscrire dans l’esprit de Henri Guillemin.

Il est vrai qu’il reste encore du temps avant la clôture de réception de vos propositions, puisque celle-ci est fixée au 31 décembre de cette année. Mais le temps passe vite et chacun est accaparé par nombre de projets, actions ou contraintes professionnelles.

Je rappelle les principes de cette nouvelle activité.

Le Prix sera déterminé au sein d’un jury composé de 9 membres (fondateurs et adhérents de LAHG, représentant de l’association mâconnaise « Présence d’Henri Guillemin », journalistes, historiens..). Il sera décerné tous les ans et pour la première fois en septembre 2020 ; ensuite, chaque année à la même période.

Il récompense un ouvrage (et donc aussi un auteur et un éditeur) écrit dans l’esprit et l’engagement d’Henri Guillemin, répondant aux critères suivants :

L’ouvrage doit :

– être rédigé ou traduit en langue française

– être publié à compte d’éditeur

– avoir été édité pendant une période de 15 mois établie autour du mois pivot de septembre de chaque année.

Par exemple : pour le Prix attribué en septembre 2020, la période de référence commence 12 mois en amont de septembre 2019 et se termine 3 mois en aval, en décembre 2019, soit 15 mois s’étalant de septembre 2018 à décembre 2019. Et ainsi de suite pour les années suivantes.
Cette période peut apparaître stricte. Elle est simplement dictée par les impératifs de « Nouveauté » qu’un Prix littéraire doit observer pour correspondre aux standards du marché de l’édition et de la communication. En effet, ce prix devra être connu du public, le plus largement possible.

– l’ouvrage ne peut pas relever de la pure fiction. Il doit appartenir au genre de l’analyse ou de la critique : récit, essai, dont la portée dominante est d’ordre historique, sociologique, politique.

– les champs sont ceux travaillés par Guillemin : histoire politique, littéraire, ou religieuse.

Rien de compliqué quand on est « guilleminien » !

Vous l’aurez compris, vous qui nous suivez, vous qui partagez l’engagement de Henri Guillemin, les ouvrages qui seront étudiés, doivent aborder les champs de ces différents domaines de façon critique, en se démarquant nettement de l’histoire officielle ou de la pensée dominante, s’inscrivant ainsi dans l’esprit et l’engagement de Henri Guillemin.

Plus précisémment, ils doivent porter sur des sujets ou des problématiques amenant les lecteurs à mieux comprendre la réalité des faits et des situations, à apprendre des vérités cachées ou déformées par la pensée dominante, et à établir une reconsidération des discours officiels. Ils doivent pouvoir s’adresser à un public de non spécialistes tout en évitant la vulgarisation simplificatrice.

Bonne nouvelle, par les temps qui courent, ce type d’ouvrages n’est pas si rare ! Donc n’hésitez pas !

Je rappelle aussi la façon de procéder qui est très simple :

Chacun-e d’entre vous peut proposer entre 1 et 3 titres. La clôture des propositions est fixée au 31 décembre 2019, le temps, ensuite pour nous, tout au long du mois de janvier 2020, de consolider les données reçues pour établir une sélection de 6 titres.

Vos propositions sont à adresser à l’adresse de messagerie du site : administration@henriguillemin.org

Elles doivent comporter 4 points :

-titre de l’ouvrage proposé

-prénom et nom de son auteur

-nom de l’éditeur

-votre commentaire indiquant les raisons de votre choix (facultatif)

ET QUE SE PASSE-T-IL ENSUITE ?

Au cours du mois de janvier, LAHG procédera à la sélection de 6 ouvrages qui seront remis à chaque membre du jury dès le 1er février. Le jury disposera de 7 mois, du 1er février au 31 août, pour lire, de façon raisonnée, les 6 titres sélectionnés.

Enfin, courant septembre 2020, le jury se réunira pour débattre et choisir le lauréat. Une communication sera organisée et une cérémonie se tiendra ensuite (lieu non encore défini).

Ce processus se reconduira ainsi chaque année.

Nous sommes convaincus que le Prix Henri Guillemin peut aider non seulement à faire connaître davantage une œuvre salutairement critique mais peut également soutenir les efforts des historiens actuels travaillant dans le même esprit et qui peinent à se faire entendre.
Car il s’agit de résister à des vents contraires sacrément puissants.

Merci d’avance pour vos propositions. A vous de jouer ! Qu’elles soient nombreuses !

Pour lire le règlement du Prix Henri Guillemin, cliquez ici

Pour relire la newsletter du lancement du Prix Henri Guillemin, cliquez ici

Evénement éditorial à la librairie Tschann (Paris 6e), le 6 novembre 2019 :  présentation de l’ouvrage « Chroniques du Caire », un inédit de Henri Guillemin. 

A vos agendas ! Venez nombreux !

Une occasion unique d’écouter le maître d’oeuvre de l’édition de cet inédit d’Henri Guillemin :  Chroniques du Caire. Un ouvrage préparé par Patrick Berthier, biographe et spécialiste de Henri Guillemin.

Chronique du Caire est un événement éditorial, un ouvrage inédit d’Henri Guillemin.

Cet ouvrage inédit sera présenté le 6 novembre prochain, à partir de 19h00, à la célèbre librairie Tschann (Paris 75006), par Patrick Berthier qui a préparé cette édition, fruit d’un travail de plusieurs années de recherches. 

Chroniques du Caire rassemblent une sélection des 98 recensions littéraires écrites par Henri Guillemin entre 1937 et 1939, lorsqu’il fut nommé, à l’automne 1936, professeur de littérature française à l’Université du Caire. Il tient alors la chronique littéraire de La Bourse égyptienne, célèbre journal lu par l’élite du pays et qui rayonne sur tout le Moyen-Orient.
C’est le début d’une production de textes critiques passionnants sur des livres publiés dans les années d’avant-guerre, tels que L’Espoir d’André Malraux, La Nausée de Jean-Paul Sartre, Bagatelles pour un massacrel’école des cadavres de Céline, ainsi que sur les ouvrages d’un Mauriac, un Bernanos ou un Simenon, et d’autres encore.

Cette édition commentée, référencée, analysée, permet d’offrir aux connaisseurs, voire fans, d’Henri Guillemin, et aussi aux amateurs de critiques littéraires, aux adeptes de recensions exigeantes, non complaisantes, aux passionnés d’histoire littéraire, aux chercheurs en histoire littéraire, aux chercheurs en histoire politique, et à tous ceux qui veulent comprendre la vérité des faits, un objet exemplaire pour la pensée critique. Une lumière intellectuelle bien venue. Quand la critique littéraire était quasiment une discipline en tant que telle.

Patrick Berthier est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (rue d’Ulm), agrégé ès lettres, docteur d’Etat, co-fondateur de LAHG, auteur de nombreux ouvrages couvrant le 19e siècle, spécialiste et biographe de Guillemin.

Parmi les ouvrages que Patrick Berthier a consacré à Henri Guillemin, citons :

Henri Guillemin tel quel – éd. Utovie

Un portrait doublé d’une analyse, composé en trois parties : l’image de Guillemin dans la critique des années 1950-1970, les mots de Guillemin dans les entretiens 1977-1978, la part intime de Guillemin telle que la lecture de toute son oeuvre permet de la deviner.
Patrick Berthier restitue dans ce livre, toutes les informations que Guillemin n’avait pas souhaité voir publier, à l’époque de ses entretiens avec lui. Une pépite !

Guillemin – une vie pour la vérité – bibliographie augmentée – éd. Utovie

Cette nouvelle bibliographie augmentée, revue et corrigée, s’impose à plusieurs titres.
D’abord s’y retrouver dans une production impressionnante : plus de soixante ouvrages, des milliers d’articles, des centaines de conférences…
Tout y est (presque car nous découvrons encore aujourd’hui de fameux inédit – cliquez ici. Une nouvelle édition est en préparation). Pour paraphraser des paroles célèbres :  » Guillemin, combien de divisions ? – Une suite infinie de textes de haut niveau !

Ensuite, cet ouvrage permettra aux détracteurs de l’historien (ils sont nombreux), comme à ses admirateurs (ils sont encore plus nombreux), de mesurer toute l’étendue de ce travail qui force le respect.

Enfin, cette bibliographie fait apparaître aujourd’hui Henri Guillemin comme une sorte d’OVNI sur le plan de l’intégrité intellectuelle et morale. En effet, des premiers articles de 1925 sur la Commune de Paris, jusqu’à son dernier livre sur la guerre du Golfe en 1991, il n’a pas dévié d’un centimètre….et l’Histoire lui a donné raison.

Edouard MANGIN

Présentation des Chroniques du Caire par Patrick Berthier

Le mercredi 6 novembre 2019, à partir de 19h00  – Librairie Tschann – 125, bd du Montparnasse 75006 Paris.

T : 01 43 35 42 05

Cet événement sera filmé et diffusé par nos soins. 

Siège de la Librairie Tschann – 125, bd du montparnasse – 75006 Paris

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UN ARTICLE D’HENRI GUILLEMIN DANS LE JOURNAL DE CAMPAGNE ELECTORALE DE JACQUES RÖDEL – Avril 1936

 

1940 : Philippe Henriot, surnommé le Goebbels français, fait un discours au Casino de Vichy, France.
(Photo Keystone/France/Gamma via Getty Images)

L’article de Henri Guillemin

D’EBERLEIN A SULIOTTI

« L’Ordre » d’Emile Buré (1), lequel ne passe point pour un homme de gauche, a publié, dans son numéro du 25 février un article intitulé « La paille et la poutre » et qui s’ouvre sur les lignes suivantes : « M. Philippe Henriot (2) s’indigne de l’intervention de l’étranger dans la politique intérieure française, et il a raison. Mais son indignation est à sens unique. »

On sait qu’à la suite d’une campagne de « Gringoire » – où l’on a du goût pour les fiches de police – M. Henriot porta à la tribune de la Chambre le nom de cet Eberlein qu’il accuse de s’être fait le distributeur de l’argent russe au parti communiste français. Et toute l’argumentation de M. Henriot contre le pacte franco-soviétique repose sur le thème que la France ne saurait traiter avec un gouvernement qui entretient chez elle une agitation révolutionnaire.

Hugo Eberlein en 1936

La thèse paraît logique ; mais M. Henriot s’arrête, on ne sait pourquoi, dans la voie des conséquences où devraient l’entraîner les prémisses qu’il a posées.

Nous ne voyons point en effet que M. Henriot s’indigne lorsque M. Mussolini, par exemple, incite les étudiants français à s’en prendre à la personne des « politiciens qui continuent à siéger dans leurs fauteuils parlementaires ». Et M. Mussolini ne s’est pas contenté de faire imprimer son discours, il l’a fait transmettre en français par la radio officielle.

Il y a mieux. Il existe en Italie une organisation, la C.A.U.R. (Comité d’action pour l’universalité de Rome) qui correspond très exactement au Komintern russe. Son but est la réalisation du mot d’ordre de Mussolini : « Dans dix ans, l’Europe entière sera fasciste ou fascistisée ».
Cette organisation répand en France un bulletin, imprimé dans notre langue, et où l’on a pu lire, par exemple, la déclaration suivante, émanant des francistes
: « C’est dans la rue que se régleront les comptes entre la France d’un côté, et les valets anglo-éthiopiens de l’autre. » [le parti franciste (1933-1944)était un parti politique fasciste dirigé par Marcel Bucard – [N.de l’E.]
De pareilles incitations au meurtre sont diffusées en France aux frais et pour le compte du gouvernement italien mais a-t-on entendu parler d’une seule protestation élevée par M. Henriot contre cette extraordinaire ingérence du fascisme italien dans notre politique intérieure ?

Enfin – et les choses deviennent tout à fait singulières – si le communisme russe entretenait en France cet agent de propagande nommé Eberlein et qui est à présent sous les verrous, le fascisme italien a délégué à Paris un homme à tout faire, du nom de Suliotti, agent de l’O.V.R.A., organisation de police, et qui dirige, en France, une feuille de propagande fasciste, la Nuova Italia.
Ce Sulioti a même jugé bon de se faire photographier, en chemise noire, et un revolver à la main à côté de M. Bucart, à Breuil-Bois-Robert. « M. Sulioti, écrit « l’Ordre » ne se contente pas d’organiser (à Paris) des meetings en faveur de l’Italie fasciste et contre l’attitude du gouvernement français ; il s’occupe avec insistance de politique intérieure française ; il imprime, en français, des articles de propagande où il se livre à des menaces et à des insultes contre es hommes politiques français qui osent ne pas se mettre au service du gouvernement italien. »

Il semble donc qu’un député français – et donc spécialement un député nationaliste comme M. Henriot – aurait dû se faire un devoir de dénoncer à la tribune de la Chambre l’inadmissible attitude de ce « métèque » mal élevé et indésirable.
Mais il n’est, pour l’extrême droite, de « métèques » que ceux qui ne pensent pas comme elle. Et M. Henriot se garde d’autant plus de prononcer le nom de Suliotti qu’il accepte de prendre la parole dans les meetings pro-fascistes organisés par le dit Suliotti, qu’il s’est rendu à Rome sur l’invitation du Komintern fasciste (lequel sait reconnaître les siens), et qu’enfin il est en relations personnelles avec Suliotti, se concertant avec lui, à Paris, 21, rue Cambon (Nous sommes, sur ce dernier point, en mesure de répondre au démenti envoyé à « l’Ordre » et inséré dans le numéro du 29 février).

Plus fasciste que français, M. Henriot a fait, à Rome, l’apologie de l’agression italienne contre l’Ethiopie, par quoi se trouvait mortellement atteinte cette organisation de la sécurité collective à laquelle la France n’avait cessé de travailler.

Philippe Henriot a droit à la reconnaissance de Suliotti. Sur cette paire d’amis, qui figure d’une manière si touchante le fascisme français associé au fascisme italien, descendent même les bénédictions nazies.

M. Henriot a pu, de fait, s’enorgueillir tout récemment de voir le « Lokal Anzeiger » et autres feuilles hitlériennes, lui décerner, ainsi qu’à M. Taittinger, les plus réconfortantes éloges.

Suliotti, Henriot, Goebbels, nous ne sortons pas de la famille…

Henri Guillemin

Analyse et commentaires de Patrick Rödel

Cet article, issue du journal de campagne (L’éveil) de Jacques Rödel, ne manque pas d’intérêt. On y voit Henri Guillemin engagé dans une campagne électorale particulièrement tendue où Jacques Rödel affronte Philippe Henriot, député sortant, candidat de l’UPR (Union Populaire Républicaine), celui qui deviendra ministre de l’Information du gouvernement Pétain.

Henriot trouve, auprès de la bourgeoisie bordelaise, une oreille très attentive et pleine de sympathie. Il n’est qu’à voir la fascination qu’il continuera d’exercer sur un François Mauriac, en dépit de ce que Henri Guillemin peut lui dire. Jacques Rödel, fidèle aux idées de Marc Sangnier et de Jeune République dont il est membre se présente sous l’étiquette du Parti Démocrate Populaire (3).

Il sera battu comme il l’avait été en 1932 par le même Henriot. Bordeaux n’a pas beaucoup de sympathie pour un patron aux idées sociales, pour un catholique qui s’allie au Front Populaire.

On voit aussi la lucidité avec laquelle Guillemin analyse les « contradictions » des tenants de l’extrême droite et ce qui va déboucher sur la collaboration avec l’occupant allemand sous le régime pétainiste.
La dite préférence nationale s’allie parfaitement à la complicité à l’égard des fascistes italiens et des nazis du jour qui seront les vainqueurs de demain. C’est la thèse que Guillemin défendra dans L’Affaire Pétain et dans Nationalistes et nationaux.
Il est intéressant de voir que les idées maîtresses de la pensée politique de Guillemin sont en place très tôt. La même remarque pourrait aussi être faite en ce qui concerne ses idées en matière religieuse.

On voit aussi un procédé auquel Guillemin aura souvent recours par la suite et qui consiste à appuyer son argumentation sur des citations qui viennent d’un bord politique qui n’est pas d’emblée en harmonie avec ses propres idées. Ce qui est habile, on en conviendra.

Quelques notes pour éclairer le texte de Guillemin 

(1) Emile Buré – 1876/1952. C’est un étrange parcours que le sien. Il commence par être socialiste, dreyfusard, proche de Péguy et des Cahiers de la Quinzaine où il publiera quelques articles.
Puis, après la Guerre, il s’éloigne des socialistes qui le considèrent comme un renégat ; il 
appartient à plusieurs cabinets ministériels de droite. Il mène en même temps une activité de journalistes, dans plusieurs publications, avant de fonder, en 1929, L’Ordre où il signe les éditoriaux qui développent les idées d’une droite qu’on dira modérée.

Sa proximité avec le monde politique en fait un bon analyste, dans une période qui est, malgré tout, bien confuse. Il ne changera pas d’avis sur le point fondamental de l’antisémitisme qu’il condamne très fermement. Il est certes hostile au Front Populaire mais sa germanophobie l’amène à soutenir l’alliance franco-soviétique, à dénoncer régulièrement le danger que représente Hitler et toute complaisance à son endroit.

Lorsque la Guerre éclate, il réussit à gagner les Etats-Unis ; il fait partie, avec Kérillis, de ces traitres que fustige le régime de Pétain. Il se rapproche des gaullistes. Puis, à l’époque de la guerre froide, il se retrouve compagnon de route du PCF dont il partage la croisade pour la paix, il est aussi membre d’honneur du MRAP.

Je rappelle son parcours parce qu’il me semble éclairer des remarques souvent faites par Guillemin sur ces gens de droite qui ont, parfois, plus de rigueur intellectuelle et morale, plus de lucidité et de constance que certains gens de gauche dont les opinions se révèlent, parfois, fort fluctuantes.

(2) Philippe Henriot, 1889/1944. Rien ne semblait prédestiner ce petit prof qui rêvait d’une carrière littéraire à devenir « la voix de la collaboration ». En 1924, il entre en politique en travaillant avec l’abbé Bergey, député de la 2ème circonscription de Bordeaux, créateur d’un journal, La liberté du Sud-Ouest.

Philippe Henriot en 1934

Henriot sera élu député en 1932, réélu en 1936. Droite extrême obsédé par sa haine des franc-maçons et des bolcheviques, munichois, bien sûr, pétainiste. Est devenu un orateur admiré qui va de meeting en meeting porter ses paroles de haine. En 1943, membre de la Milice. En Janvier 44, Secrétaire d’Etat à l’Information et à la Propagande. Exécuté le 28 juin de la même année par la Résistance.

(3) Parti Démocrate Populaire : ce parti fondé en 1924 est issu de la constellation de mouvements catholiques favorables à la République qui se sont créés depuis l’encyclique Rerum novarum et à ce que l’on appelle la doctrine sociale de l’Eglise (Le Sillon, Jeune République, Les Semaines sociales, l’Action catholique de la jeunesse…).
Il exprime les difficultés que ces mouvements rencontrent à acquérir un vrai poids politique coincés qu’ils sont entre des extrêmes de gauche et de droite. Contrairement à ce qui peut se passer ailleurs, en Italie par exemple, il n’y a pas, à ce moment-là de parti qui ait l’importance de la Démocratie chrétienne. Il faudra attendre la Libération pour qu’émerge le MRP, mais ce sera, en rupture avec la doctrine sociale de l’Eglise, un parti de droite fort hostile au catholicisme social.

Le rappel de cette situation n’est pas inutile pour comprendre les positions politiques de Guillemin lui-même – c’est sans doute parce que ces mouvements partis ou syndicats ou associations « chrétiens ou catholiques » se refusent à une remise en cause réelle du système économique capitaliste qu’il prend ses distances par rapport à quelque engagement politique que ce soit.

Il reste de gauche, c’est évident, mais son anti-communisme lui interdit d’être, comme d’autres, compagnon de route du PCF et les jugements qu’il porte sur la vie politique française sont d’une grande volatilité.

Patrick RÖDEL

 

1936 – Manifestation rue Achard à Bordeaux – Chantiers navals quartier du Bacalan
Photo G. Biguereau – Mémoire de Bordeaux métropole
 
 

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Création du Prix Henri Guillemin

Prix Henri Guillemin


Le Prix Henri Guillemin est une nouvelle action que nous lançons, prenant place à côté de celles menées depuis la création de l’association. Elle vise à contribuer, d’une autre façon, au développement de la notoriété d’Henri Guillemin, à la connaissance de son œuvre, son engagement, sa vision critique des événements et des situations.

Le Prix sera déterminé au sein d’un jury composé de 9 membres (fondateurs et adhérents de LAHG, représentant de l’association mâconnaise « Présence d’Henri Guillemin », journalistes, historiens..). Il sera décerné tous les ans et pour la première fois en septembre 2020 ; ensuite, chaque année à la même période.

Il récompense un ouvrage (et donc aussi un auteur et un éditeur) écrit dans l’esprit et l’engagement d’Henri Guillemin, répondant….

….. aux critères suivants :

L’ouvrage doit :

– être rédigé ou traduit en langue française

– être publié à compte d’éditeur

– avoir été édité pendant une période de 15 mois établie autour du mois pivot de septembre de chaque année.

Par exemple : pour le Prix attribué en septembre 2020, la période de référence commence 12 mois en amont de septembre 2019 et se termine 3 mois en aval, en décembre 2019, soit 15 mois s’étalant de septembre 2018 à décembre 2019. Et ainsi de suite pour les années suivantes.

Cette période est dictée par les impératifs de « Nouveauté » qu’un Prix littéraire doit suivre pour correspondre aux standards du marché de l’édition et de la communication.

– l’ouvrage ne peut pas relever de la pure fiction. Il doit appartenir au genre de l’analyse ou de la critique : récit, essai, dont la portée dominante est d’ordre historique, sociologique, politique.

– les champs sont ceux travaillés par Guillemin : histoire politique, littéraire, ou religieuse.

De manière générale, l’ouvrage, aborde les thèmes de ces différents domaines de façon critique en se démarquant nettement de l’histoire officielle ou de la pensée dominante, s’inscrivant ainsi dans l’esprit et l’engagement de Henri Guillemin.

Il doit porter sur des sujets ou des problématiques amenant les lecteurs à mieux comprendre la réalité des faits et des situations, à apprendre des vérités cachées ou déformées par la pensée dominante, et à établir une reconsidération des discours officiels. Il doit pouvoir s’adresser à un public de non spécialistes tout en évitant la vulgarisation simplificatrice.

Participation des abonné-es. Comment faire ?

Cette démarche repose en effet sur vous. Elle est très simple :

Dans le respect des critères énoncés plus haut et dans le cadre de la période de référence pour l’identification des ouvrages, chacun-e d’entre vous proposera entre 1 et 3 titres.

J’indique une nouvelle fois que votre participation est entièrement libre. Il n’y a pas non plus de score particulier à atteindre. Chacun selon son rythme, son agenda ou ses inclinations. Proposer un titre est aussi valable qu’en proposer trois.

Quand commencer à adresser les propositions d’ouvrages ?

Dès réception de cette newsletter (1er septembre 2019) et jusqu’au 31 décembre 2019, vous pouvez nous indiquer 1 ou 2 ou 3 ouvrages. Vous disposez ainsi d’une période raisonnable de quatre mois.

A qui les adresser ?

Là encore, c’est très simple : par email à l’adresse de messagerie de notre site que je redonne :

administration@henriguillemin.org

Observation : Pour que tout soit complet, votre message devra renseigner 4 points :

-titre de l’ouvrage proposé

-prénom et nom de son auteur

-nom de l’éditeur

-votre commentaire indiquant les raisons de votre choix (facultatif)

Que se passe-t-il ensuite ?

Le 31 décembre 2019 se clôturera la réception des propositions des abonné-es. Au cours du mois de janvier, LAHG procédera à la consolidation des données reçues pour établir une sélection de 6 titres.

Ces 6 ouvrages seront remis à chaque membre du jury dès le 1er février. Le jury disposera de 7 mois, du 1er février au 31 août, pour lire, de façon raisonnée, les 6 titres sélectionnés.

Courant septembre 2020, le jury se réunira pour débattre et choisir le lauréat. Une communication sera organisée et une cérémonie se tiendra ensuite (lieu non encore défini).

Ce processus se reconduira ainsi chaque année.

Comme toute initiative nouvelle, nous découvrirons au fur et à mesure de notre avancée, les correctifs à apporter. Il y en aura certainement, mais c’est notre rôle de mieux faire connaître Guillemin. Il faut se lancer et les choses s’organisent toujours par la suite.

Nous sommes convaincus que le Prix Henri Guillemin peut aider non seulement à faire connaître davantage une œuvre critique qui reste d’actualité, mais aussi peut soutenir les efforts des historiens actuels travaillant dans le même esprit et qui peinent à se faire entendre.

Car il s’agit de résister à des vents contraires sacrément puissants.

Et maintenant c’est à vous de jouer !

Pour lire le règlement du Prix Henri Guillemin, cliquez ici

Note rédigée par Edouard MANGIN

Jean Le Moal (1909-2007). « Orage dans la nuit ». Huile sur toile 65 cm X 130 cm. 1963-1964. © Paris, Julien Vidal / Musée d’Art Moderne / Roger-Viollet

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Publication inédite des Chroniques du Caire

Couverture du livre – 304 pages – 26 €

Une publication inédite

Pouvoir aujourd’hui publier des textes de Henri Guillemin parfaitement inconnus du public, textes d’une très haute qualité, est quelque chose de rare.
Bien plus qu’une nouveauté, c’est un événement éditorial.

Même si stricto sensu, les Chroniques du Caire ne sont pas inédites car publiées entre 1937 et 1939 dans un quotidien égyptien (disparu depuis 1962, disponible à la Bibliothèque nationale ou chez un collectionneur talentueux), la publication des Chroniques du Caire – 1937-1939 – une certaine idée de la critique, édition établie par Patrick Berthier, sous la forme d’un recueil richement commenté peut, à juste titre, être considérée comme un inédit.
Ne boudons pas notre plaisir.

Où il est question du Caire, de Henri Guillemin, et de ses chroniques littéraires 

Après l’obtention de son titre de docteur ès-lettres, Henri Guillemin, jusqu’alors enseignant dans le secondaire en province, est nommé, à l’automne 1936, professeur de littérature française à l’Université du Caire.

Au bout d’un an d’enseignement, déjà connu d’un plus vaste public que celui de ses étudiants grâce à ses premières conférences, Guillemin se voit proposer en octobre 1937 une tribune de critiques littéraires dans le prestigieux quotidien La Bourse égyptienne, journal lu par l’élite du pays et qui rayonne sur tout le Moyen-Orient.

C’est le début d’une production de textes critiques passionnants de livres qui sont publiés dans les années d’avant-guerre, tels que L’Espoir d’André Malraux, La Nausée de Jean-Paul Sartre, Bagatelles pour un massacre, l’école des cadavres de Céline ainsi que les ouvrages d’un Mauriac, un Bernanos ou un Simenon, et d’autres encore. (1)

A l’été 1938, Henri Guillemin quitte son poste du Caire pour se rendre à Bordeaux où il est nommé professeur. Pour autant, il continue pendant un an d’envoyer ses articles.
Ce sont finalement 98 critiques littéraires portant sur 109 livres (romans, nouvelles, récits, essais, biographies….) qui paraîtront dans La Bourse égyptienne, du 7 novembre 1937 au 22 octobre 1939.

La réalisation de cet ouvrage a demandé à Patrick Berthier, auteur de cette édition, des années de recherches à la BNF pour offrir aujourd’hui au lecteur un vrai plaisir de découverte, un réel plaisir de lecture.

Les Chroniques du Caire : un bonheur de lecture

Chroniques du Caire – 1937-1939 – une certaine idée de la critique, est un ouvrage généreux.
Il fait partie de ces (trop rares) livres qui, comme toute bonne nourriture de l’esprit, ont le mérite d’offrir une pluralité de plaisirs en étant à la fois copieux et subtils, riches et stimulants.
Mais par-dessus tout, c’est un livre qui emmène son lecteur dans un ample voyage réjouissant au pays des Arts et des Lettres, en pure Littérature.
Un plaisir intellectuel qui s’explique à mes yeux par ses différents niveaux de lecture et la dynamique roborative qu’ils créent entre eux.

J’en vois pour ma part, trois.

En premier lieu, s’imposent les textes de Guillemin. Des critiques littéraires passionnantes. Bien que ces écrits datent du début de sa carrière et de sa renommée, tout Guillemin est là : son style incomparable et sa fulgurance d’analyse.

S’agissant du fond, on retrouve le talent de Guillemin qui sait tout de suite repérer dans un texte, non pas tant son sens caché, mais plutôt, de façon plus ample et globale, sa vérité masquée, sa véritable identité créatrice, la vraie nature de son empreinte littéraire.
Ainsi, les authentiques écrivains tout comme les simulateurs, mêmes reconnus ou primés sont très vite identifiés. « Le résultat est impressionnant et constitue une leçon méthodologique à l’attention des critiques de tout temps. Nous y trouvons déjà le style Guillemin, toujours passionné, parfois enflammé, qui sait aller jusqu’au souffle épique … » (4e de couverture).

S’agissant de la forme, les libertés qu’il prend avec les citations pour établir sa démonstration sont aussi au rendez-vous.
« C’est principalement dans son habitude de triturer les citations, non pour leur faire épouser son opinion à toute force, mais pour les rendre, disons, plus « percutantes », que Patrick Berthier s’en amuse souvent et s’en agace franchement parfois. Certes la méthode Guillemin ne change rien au fond, mais les libertés qu’il prend, on le conçoit, peuvent énerver les tenants d’une citation d’autant plus indiscutable qu’elle est orthodoxe » (page 7 de la note de Jean-Marc Carité – Directeur des éditions Utovie, mise en ligne en annexe, voir plus bas).

Cette façon de rechercher l’essentiel d’un texte et surtout de l’atteindre, pourrait faire penser à un Guillemin qui, écrivant la critique littéraire d’un roman pour aller au fond, pour aller au vrai, dans une attitude pleine de passion, se mesurerait au texte comme dans un duel.
Non pas comme un guerrier, mais comme un esthète dans l’art de l’escrime, d’une grande agilité, n’hésitant pas à choisir les postures les plus rapides et les moins convenues, pour faire mouche et pas forcément à fleurets mouchetés, pour toucher de façon imparable.
Une virtuosité condamnée par les uns au nom du respect des règles et des conventions, mais saluée par les autres au nom de l’esthétique du geste et de l’objectif atteint.

En exécutant cette figure inédite lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016, la Roumaine Ana Maria Popescu donne le coup final qui lui permettra de décrocher la médaille d’or. 

En deuxième lieu, l’appareil critique établi par Patrick Berthier – absolument nécessaire quand il s’agit de Guillemin – est si important, si fourni et si riche d’enseignements, qu’il prend place très vite comme un second livre à l’intérieur de l’ouvrage ; un livre également de critique et d’histoire littéraire qui vient compléter, préciser et enrichir les articles de Guillemin.

En effet, Patrick Berthier indique dans son avant-propos, qu’après avoir lu les 98 chroniques, il a choisi de ne retenir que les plus pertinentes à lire aujourd’hui, celles relatives aux écrits d’auteurs qui ne sont pas « tombés dans un complet oubli », c’est à dire environ un tiers de l’ensemble, et de les publier dans leur entier.

Mais le reste ? Il aurait pu se contenter de dresser une liste en annexe indiquant simplement titres et auteurs. Mais non. C’est mal le connaître.

A l’opposé de ce choix facile, il nous offre une très belle première partie de plus de soixante pages, intitulée « l’atelier du critique » qui nous propose « une étude de l’ensemble des chroniques non retenues, appuyée sur de larges citations ».
Ce qui nous permet de saisir l’ensemble de cette production de deux années, ses changements de ton ou de sujets en fonction des événements (la guerre approche), bref d’apprécier « la courbe générale des quatre-vingt-dix-huit chroniques et son évolution ».

C’est une introduction magistrale qui place le lecteur au plus près du travail de critique purement littéraire de Guillemin, des raisons de ses choix, ses thèmes de prédilections, ses détestations et qui nous fait voir ce qui est en germe et deviendra très vite sa marque et sa singularité : un ton, un style, une passion pour l’étude des trajectoires humaines torsadées par la recherche intense de la vérité intime.

Dans cette première partie qui confine à l’essai, Patrick Berthier, à travers de nombreuses notes et de généreux commentaires, nous fait voyager à sa façon dans le pays de la Littérature et nous montre ainsi ses propres talents de critique littéraire, dévoilant par là-même sa passion des Lettres.

Ces notes ne se contentent pas de préciser tel terme, de donner telle référence. Plus que des notes, ce sont à elles seules de véritables condensés d’histoire littéraire qui abondent, pour notre plus grand plaisir, en informations rares et autres incroyables anecdotes, tout en restant au service du texte de Guillemin.
Un travail de recherche qu’il convient de saluer.

Tunnel de livre en bibliothèque de Prague, symbolisant l’infini du monde livresque   –
composition photographique à partir de miroirs de Vladimir Zhuravlev

Enfin, un troisième niveau agit sur le lecteur, malgré lui, de façon automatique.
En effet, la lecture des Chroniques crée une première dynamique entre, d’une part, le souvenir qu’on a gardé d’un ouvrage (par exemple La nausée ou Le Mur de Jean-Paul Sartre), l’idée qu’on s’en est faite, ce qu’on a ressenti, ce qu’on en a retiré, et, d’autre part, le verdict de Guillemin.

A ce niveau je pense qu’il est difficile d’échapper au jeu du rappel de mémoire et de la comparaison. La critique de Guillemin ne laisse pas indifférent.
Si bien que l’on peut éprouver deux sentiments opposés : soit être conforté dans son premier jugement à travers l’analyse de Guillemin, soit au contraire, constater qu’on est passé complètement à côté de l’oeuvre.

Lire Chroniques du Caire peut donner envie de reprendre les ouvrages critiqués, pour mieux les comprendre ou les savourer à nouveau. On pourrait même se laisser aller à jeter un œil sur ceux que Guillemin assassine, simplement par curiosité.

Une seconde dynamique, moins immédiate, concerne la comparaison entre la réception aujourd’hui d’un Bernanos, d’un Gide et même d’un Sartre, avec les recensions de Guillemin écrites à chaud lors de leur publication. Qu’est-ce qui a résisté au temps ? Comment et pourquoi notre réception des œuvres évolue-t-elle ?

Finalement, par un heureux parallélisme des formes, plonger dans les Chroniques du Caire pousse à continuer la lecture dans trois directions : lire les ouvrages de Henri Guillemin, (re)lire les œuvres qu’il a analysées et découvrir les inconnues ou celles qu’on n’a jamais lues.

NOTE (1) Nous avons diffusé neufs lettres d’information sur les Chroniques au fur et à mesure de la construction de l’ouvrage. Pour rappel et dans l’ordre de diffusion : Simenon, Malraux, Sartre, Céline, Mauriac, Bernanos, Hemingway, Brasillach et Georges Rotvand.
Pour les relire, il suffit d’utiliser le moteur de recherche qui se trouve en haut à droite après avoir cliqué sur « Newsletter », premier onglet de la page d’accueil.

La note enthousiaste de l’éditeur

Même si Jean-Marc Carité, directeur des éditions Utovie, a tout lu de Guillemin, même s’il avait senti, dès le départ, que cet ouvrage inédit serait de haut niveau, je pense qu’il ne s’attendait pas, une fois le livre entre ses mains, à découvrir une si grande puissance d’évocation.

Ce qui explique qu’il ait éprouvé le désir, je dirais même le besoin, d’exprimer son émotion et sa joie devant ce travail, dans une note personnelle, reflet de son admiration pour Guillemin.

Pour lire le texte de JM. Carité, cliquez ici

Promotion du livre

L’ouvrage mérite tous les efforts pour qu’il soit connu du plus grand nombre, des connaisseurs comme des découvreurs de Guillemin.

Nous allons faire en sorte que sa publication soit relayée le mieux possible à travers les différents supports médiatiques.

Cette lettre d’information y contribue déjà.

Nous projetons également un certain nombre de présentations/lectures publiques dans les meilleures librairies, en commençant par Paris (il y aura ensuite Bordeaux, où vécut Henri Guillemin, sans doute Nantes, peut-être Toulouse…)

A ce stade vous nous pardonnerez de n’être pas plus précis hormis le fait que ces événements se dérouleront dès septembre prochain et qu’ils seront filmés par nos soins pour être diffusés ensuite sur notre site.

Une fois passé l’été, nous serons en mesure de vous indiquer les dates et les lieux choisis.
Tenez donc prêts vos agendas !

Comment acheter le livre ?

Par correspondance :

30 € port compris à Diffusion Différente/Utovie – 402, route des Pyrénées – 40320 Bats – tél : 05 58 79 17 93 et à utovie@wanadoo.fr

Par Internet :

Sur www.utovie.com (paiement en ligne sécurisé)

En librairies :

Soleils Diffusion au 01 45 48 84 62 et à soleilsdiffusion@hotmail.fr

Et toutes librairies

Note rédigée par Edouard Mangin

Henri Guillemin