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Cette curieuse guerre de 1870

Premier tome de la trilogie consacrée aux origines de la Commune, cette curieuse guerre de 70 jette un regard tout à fait nouveau sur le déroulement des événements qui ont débouché sur le désastre de Sedan et l’abdication de Napoléon III.

Guillemin n’est pas tendre pour l’état-major français dont l’impréparation et la duplicité ont mené à cette défaite ; mais il montre aussi que la guerre a été voulue pour résoudre des problèmes de politique intérieure.
La défaite va amener au pouvoir des républicains modérés dont l’unique souci est de rétablir un ordre au service des possédants.
Trahisons, manipulations, ambitions sont ici révélées dans ce curieux jeu de dupes où sous couvert de résistance on capitule devant l’ennemi extérieur pour mieux museler l’ennemi intérieur.

Bazaine, Trochu, Thiers et les « Jules » n’en sortent pas grandis. La Commune est proche.

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Madame de Staël et Napoléon ou Germaine et le caïd ingrat

La légende est bien établie : face au Despote, Mme de Staël, sous le Consulat et l’Empire, fut l’intraitable opposante, l’incarnation de la « liberté ». Malheureusement, oui, c’est une légende, et même une légende bouffonne.

« Enthousiaste » de son « héros », Germaine Necker devenue baronne de Staël fit tout au monde pour attirer sur sa personne l’attention la plus vive et la plus admirative du général Bonaparte. Elle applaudit avec passion au 18 Brumaire, et dépense en vain ses sourires et ses prévenances pour tenter de se faire l’égérie du Maître. Le Maître la trouvait insupportable ; le type même de la « fâcheuse » – terme noble qu’aujourd’hui l’usage remplace par une grossièreté interdite.

C’est l’histoire vraie des rapports (suppliants d’un côté, agacés de l’autre) entre Germaine Necker et Napoléon Bonaparte que présente ce livre.

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Henri Guillemin et la Commune – le moment du peuple ?

Actes du colloque « Henri Guillemin et la Commune – le moment du peuple ? » que nous avons organisé le 19 novembre 2016 à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle – Censier.

Parmi les événements historiques qu’Henri Guillemin a cherché avec passion à comprendre, la Commune de Paris de 1871 occupe une place privilégiée : tentative pour renverser le cours des choses, mais échec cuisant, ce mouvement trouve son origine générale dans toute l’histoire bourgeoise du XIXe siècle, et son origine particulière dans le défaitisme organisé du gouvernement dit de « Défense  » nationale.

C’est ce moment tragique, devenu un symbole, que le colloque a cherché à la fois à commémorer et à expliquer à travers l’oeuvre d’Henri Guillemin, depuis sa lecture de Jules Vallès jusqu’à son interprétation de la défaite de 1940.

La lecture de chacune des interventions procure un véritable plaisir car elles nous permettent de bien comprendre les manigances des élites et de révéler les vrais rapports de classes.

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Silence aux pauvres

L’histoire sérieuse n’a pas encore mis en lumière la place qu’a tenue, dans la Révolution française, et dès le début, la crainte, chez les possédants, d’une menace sur leurs biens.
Ce qu’il faut savoir, et capitalement, c’est que, dès la réunion des Etats généraux, une grande peur s’est déclarée chez les honnêtes gens (les gens de biens, les gens qui ont du bien, des biens), face à ceux que l’on va exclure du droit de vote et de la garde nationale : les non-possédants, les gens de rien.

Robespierre est un des rares, des très rares révolutionnaires, à souhaiter chez les exploités (des champs et des villes) une conscience de classe.

Et tout va se jouer sur ce même sujet, avec l’épouvante de ceux qui possèdent, en présence de ceux qui n’ont pas, qui n’ont rien et qu’il s agit, à tout prix et constamment, de surveiller et de contenir ;  d’abord par le déploiement avertisseur de la force, le 14 juillet 1790, ensuite par son usage crépitant et persuasif, le 17 juillet 1791. Alors : silence aux pauvres ! A la niche, une bonne fois, les gens de rien !