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« Brave new world » – création de l’artiste new-yorkaise Laurie Lipton (1960 – )

 

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De nous à vous

Il s’agit de normes européennes légalement imposées pour protéger le citoyen ordinaire dont les données personnelles pourraient être exploitées éhontément. Soit ! C’est l’Europe.

Mais sachez, chers abonnés, que ces dispositions ne modifieront en rien nos lettres d’information, ne les modifieront en rien, ni dans leur contenu, ni sur leur périodicité, ni sur les sujets visant à dévoiler la réalité historique de ce monde, dans l’esprit d’Henri Guillemin.

A cet effet, nous continuerons à brusquer, à contester, à dénoncer, à nous insurger contre la doxa, c’est à dire  contre la  parole officielle, celle des dominants, qui enfume le peuple, le discours des « gens de biens ».   

 

 Carré noir sur fond blanc – tableau de Kasimir Malévitch (1879 -1935)
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Colloque Henri Guillemin 2018 : avant-programme

 Milice française créée le 31 janvier 1943

Colloque Henri Guillemin.
La montée du fascisme, Pétain, la débâcle de 40 et la collaboration

Comme annoncé en novembre 2016 à l’issue du colloque « Henri Guillemin et la Commune », notre prochaine manifestation est maintenant bien avancée.

La date et le lieu sont fixés, la liste des intervenants et les thèmes d’intervention sont quasiment finalisés, la logistique et autres aménagements techniques sont également entrés dans leur dernière ligne droite.

Le colloque portera sur le thème : la montée du fascisme, Pétain, la débâcle de 40 et les enjeux de la collaboration.

Il aura lieu le samedi 17 novembre 2018, de 10h00 à 18h00 et se tiendra dans la salle Dussane de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) – 45, rue d’Ulm 75005 Paris.

Dans un de ses plus importants livre : Nationalistes et nationaux – une histoire de la droite française de 1870 à 1940, Henri Guillemin démontre que la droite est volontiers belliciste quand il s’agit de détourner le peuple de son propre sort et devient toujours pacifiste et collaborationniste lorsque la menace populaire grandit et qu’elle vise par dessus tout à sauvegarder ses intérêts.
La prise de pouvoir de Pétain en 1940 s’inscrit complètement dans ce cadre.

Le colloque parlera de l’affaire Pétain et ira plus loin en étudiant les causes et les conditions politiques de la défaite de 40 et en présentant les objectifs politiques de la collaboration.

Intervenants

Conçu sur le même schéma que nos deux précédents colloques, l’étude de cette complexe période historique s’effectuera selon le principe de l’interdisciplinarité, reflet des différentes facettes d’Henri Guillemin, et réunira historiens spécialistes de la période, hommes de Lettres, philosophes…

Sont actuellement prévus, les personnalités suivantes (présentation par ordre alphabétique, en attendant le programme définitif. Les intitulés des thèmes ne sont pas entièrement finalisés) :

Patrick Berthier, ancien élève de l’ENS, agrégé ès lettres, docteur d’Etat, co-fondateur de LAHG.
Intervention sur l’historique et l’implication de Guillemin sur cette problématique.

Projection d’extraits choisis du film : « La prise de pouvoir de Philippe Pétain », de Jean Chérasse.

Jean Chérasse, ancien élève de l’ENS, agrégé d’Histoire, ancien élève de l’IDHEC, réalisateur, scénariste et producteur.
Intervention, à partir de son film : La prise de pouvoir de Pétain serait-elle fortuite ?

Johann Chapoutot, historien, ancien élève de l’ENS, agrégé d’histoire, docteur d’État, Professeur d’Histoire contemporaine à l’Université Paris-Sorbonne.
Intervention : Que faire de la France après la victoire du Reich ? Les plans nazis pour une reconfiguration géoéthnique du Westraum (1940-1944) 

Annie Lacroix-Riz, historienne, ancienne élève de l’ENS, agrégée d’histoire, docteur d’Etat, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII-Denis Diderot.
Causes, conditions et objectifs du choix de la défaite de 40.

Antoine Perraud, journaliste, écrivain, critique littéraire, ancien grand reporter, documentariste, producteur d’émission TV et radio.
Intervention sur le rôle ambigu de Daladier dans le processus de prise de pouvoir de Pétain. Ou comment assassiner la République légalement afin qu’elle accouche d’un Etat totalitaire. La dialectique des « honnêtes gens ». 

Alain Badiou, ancien élève de l’ENS, philosophe. Sous réserve.

Patrick Rödel, ancien élève de l’ENS, agrégé de philosophie, co-fondateur de LAHG. Sous réserve.

Programme, inscription

Un avant-programme est désormais en ligne sur la page d’accueil de notre site qui a été modifiée et qui offre dorénavant la possibilité de regarder les 12 conférences vidéo de Guillemin sur ce sujet.

Le colloque se déroulera sur la journée, de 10h00 à 18h00. Il se clôturera par une table ronde réunissant l’ensemble des intervenants pour un échange avec le public.

L’adresse précise se situe au 45, rue d’Ulm – 75005 Paris. En mode plan, cliquez ici. En mode vue, cliquez .

Comme pour le colloque de novembre 2016, les inscriptions s’effectueront par Internet, directement à partir de notre site. Elles seront ouvertes le lundi 3 septembre 2018 et se clôtureront la veille du colloque à minuit.
Une lettre d’information sera prochainement diffusée qui présentera le programme définitif et indiquera les détails et les précisions nécessaires pour s’inscrire.

Valorisation, communication

Afin de se mettre en état de partance pour ce voyage en histoire politique, certaines de nos prochaines lettres d’information porteront sur les livres que Guillemin a consacrés à cette période emblématique : La vérité sur l’affaire Pétain (cliquez ici) ; Nationalistes et nationaux (cliquez ici).

Sont également prévus les interviews des intervenants.

Comme pour les deux précédents événements (2013, 2016), le colloque sera entièrement filmé et enregistré par nos soins. Toutes les interventions seront mises en ligne sur notre site et relayées sur Internet.

Les actes du colloque seront publiés dans le semestre suivant, aux éditions Utovie, co-fondateur de LAHG, éditeur exclusif de l’œuvre d’Henri Guillemin.

 Henri Guillemin 

Et pour commencer les préparatifs, rappelons que Guillemin a consacré 12 conférences vidéos à cette période historique. Pour comprendre les enjeux politiques de juin 40, cliquez ici.

 Post-scriptum

Nous assurons l’information sur ce colloque par nos propres moyens (modestes). Nous ne disposons pas (encore) de services de presse spécialisés (!).

Aussi, cette lettre d’information est-elle à diffuser le plus largement possible auprès de vos collègues, amis, collaborateurs, etc. Par avance nous vous en remercions

Salle Dussane de l’ENS
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événements Livres

La Commune – publication et dédicace des « 72 immortelles » de J. Chérasse

Proclamation de la Commune – mars 1971 – Place de l’Hôtel de Ville de Paris

Publication aujourd’hui de l’ouvrage de Jean Chérasse :  « Les 72 immortelles ou la fraternité sans rivages ».

Il y a environ deux mois, j’apportai un bouquet de nouvelles concernant les travaux de certains de nos intervenants à notre colloque sur la Commune. (ici)

Pour Jean Chérasse, pour l’histoire de la Commune et aussi pour Henri Guillemin, la très bonne nouvelle est la publication, aujourd’hui, de son livre-somme sur la Commune au beau titre de Les 72 immortelles ou la fraternité sans rivages »  aux éditions Le Croquant.

Cet ouvrage est pour lui un colossal engagement : d’abord une promesse faite à Henri Guillemin au moment où celui-ci, complice de ses travaux, s’impliqua directement dans la réalisation de son film sur l’affaire Dreyfus. C’est aussi un engagement personnel, philosophique, politique et personnel, voire intime, puisque le livre est réalisé à partir d’archives historiques, dont une partie provient de certains membres de sa famille, « Communeux » indéfectibles.

Jean a écrit un livre de plus de 1000 pages.
Un tel document, sur un tel sujet, est aujourd’hui une gageure que tout éditeur sérieux ne peut appréhender qu’avec prudence. On lui demanda donc de le réduire à environ 600 pages. Il est facile d’imaginer la difficulté et la douleur de sacrifier une si grande part, presque la moitié, d’un livre qui représente pour Jean, une sorte de testament à la fois historique, politique et philosophique.

Mais c’était sans compter la puissance d’évocation du récit, le souffle épique de cette histoire.
Emporté à son tour par tout ce que représente encore aujourd’hui la Commune, le directeur des éditions Le Croquant a eu l’intelligence (et le courage éditorial) de finalement accepter d’éditer l’intégralité de l’ouvrage.
En deux tomes.

Et c’est le premier tome qui sort aujourd’hui (le second paraîtra dans quelques mois).

Couverture du livre – Illustrations par l’artiste Eloi Valat – éd. Le Croquant – env. 500 pages – 24 €

4e de ouverture

Née dans la fête, noyée dans le sang, la Commune de Paris a surgi telle une fleur du cerisier de Jean-Baptiste Clément, à la fin d’un hiver effroyable rendu difficilement supportable par les rigueurs d’un siège, mais elle reste, par sa brève fulgurance, une parenthèse extraordinaire de l’histoire de France.
Or cette brûlure de la société française n’est effective que le 26 mars 1871, le jour de sa proclamation officielle à l’Hôtel de Ville, mais on peut raisonnablement dire qu’elle existe en filigrane depuis plusieurs mois et que son éclosion, l’affaire des canons de la butte Montmartre le 18 mars, n’est en réalité que la dernière péripétie de la marche lente et inéluctable du peuple de Paris vers son émancipation…
Après avoir subi pendant plus de vingt ans le joug d’un Empire qui était l’alliance du Château, de l’Usine et de la Banque, avec la bénédiction de l’Evêché, et les désastres d’une guerre absurde conduisant à la pitoyable invasion du territoire, la foule parisienne avait imposé le retour de la République mais, comme par le passé ce changement avait été immédiatement récupéré par la bourgeoisie substituant aux autorités impériales et à sa camarilla, un gouvernement dit « de défense nationale » qui va atermoyer car il a considéré que le danger prussien était bien moins inquiétant qu’un soulèvement populaire.
Un orage historique va donc se produire, et il sera violent. C’est cette histoire, qui dura 72 jours, que l’auteur raconte dans ce livre.

Publication suivie d’un événement : dédicaces le samedi 17 mars 2018 à  au « 104 » 75019 Paris

Calendrier du hasard !
Jean Chérasse anime quasiment quotidiennement depuis neuf ans un blog sur Médiapart sous le pseudonyme Vingtras et comme il le dit dans sa dernière livraison :  » Ce 1747e billet qui marque le 9e anniversaire du blog « vingtras » est la présentation en avant-première, d’un livre né du désarroi de la gauche après l’échec de Ségolène Royal, et de l’émergence de Mediapart. Il me semble donc opportun qu’il soit mis en vente samedi prochain 17 Mars lors de la fête du 10e anniversaire de ce journal ».
Vous pourrez donc le rencontrer samedi prochain 17 Mars à la librairie du « 104 » ou « Centquatre », Ecuries Nord – niveau 1 – 5 rue Curial – 75019 Paris à partir de 15h00.

Fruit d’une promesse faite à Henri Guillemin, ce livre, longtemps resté en gestation, nous apporte aussi une certaine émotion ; car on peut imaginer l’intensité et la richesse des discussions des deux compères d’alors qui, dans un mouvement heuristique (comme aime à le dire Jean Chérasse), cherchaient passionnément dans d’infinis débats, à travers l’histoire de La Commune, ces 72 journées mémorables, la formule renouvelée d’une organisation sociale applicable aujourd’hui, capable d’instaurer, enfin, une véritable justice sociale sur cette planète.

Mais le dernier mot doit revenir à Chérasse en lisant son dernier billet : cliquez ici

(Programme des réjouissances Mediapart : voir leur site)

Billet rédigé par Edouard Mangin

Jean Chérasse lors de son intervention au colloque « Henri Guillemin et la Commune » le 16 novembre 2016 à Paris Sobonne.

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Un an après le colloque sur la Commune, quoi de neuf ?

Archimède – tableau de Domenico Fetti, peintre italien baroque (1589 – 1623) – galerie Alte Meister à Dresde

Faudrait-il rester insensible à certains concours de circonstances, à une sorte de hasard objectif tel que le théorisait André Breton ? Une posture trop surréaliste ? Peut être.

Si ce n’est que les événements qui nous sont parvenus, survenus en une même période, soit un laps de temps restreint (les derniers mois de l’année dernière), concernent nos amis du monde (menacé) de la recherche et de la pensée critique ; plus exactement ceux et celles que nous avions invités à intervenir à notre dernier colloque et dont les travaux, ressortissant pleinement aux valeurs que nous défendons, méritaient qu’on s’y intéressât de plus près .

Déjà, à la suite du colloque « Henri Guillemin et la Révolution française – le moment Robespierre » le 26/10/13, nous avions relayé les informations sur les travaux menés ultérieurement par certains des intervenants.

Cette fois-ci, un an après le colloque sur la Commune, nous avons le plaisir de vous présenter d’intéressantes nouvelles qui concernent Patrick Berthier, Cécile Léger, Annie Lacroix-Riz et Jean Chérasse.
Commençons donc par ce dernier.

Jean Chérasse

Jean Chérasse fut l’un des intervenants de notre colloque le 16 novembre 2016. Son intervention portait sur : « Les « 72 Immortelles » ou la Commune, révolution de la fraternité ».

La bonne nouvelle à indiquer de suite est la parution, dans quelques mois, de son immense ouvrage sur la Commune de Paris intitulé : Les 72 immortelles ou la fraternité sans rivages.

Rappel des faits.

Au moment du colloque, Jean entrait dans la dernière phase de la rédaction de son immense ouvrage sur la Commune.

Cet ouvrage est pour lui un colossal engagement : d’abord une promesse faite à Henri Guillemin au moment où celui-ci, complice de ses travaux, s’impliqua directement dans la réalisation de son film sur l’affaire Dreyfus ; film absolument exemplaire, si contesté, si bafoué, si malmené par les dominants de l’époque ; une œuvre parmi les raretés qui lutte pour la vérité des faits, heureusement encore disponible en DVD sur les marchés numériques.

C’est ensuite un engagement personnel, hautement philosophique, politique et personnel, voire intime, puisque le livre est réalisé à partir d’archives historiques, dont une partie provient de certains membres de sa famille, « Communeux » indéfectibles.
Oui, car la Commune est pour Jean le chant absolu de l’indestructible humanisme, de l’indéfectible fraternité entre les hommes, qui, par delà les obstacles, devraient unir tous les êtres humains. Lumières que la Commune a, pendant 72 journées mémorables, esquissé, et qui restent un témoignage vivant aujourd’hui.

La deuxième bonne nouvelle est que Jean Chérasse, après avoir essuyé une multitude de refus de la part d’éditeurs pourtant encartés à gauche (Ah ! Quand il s’agit de parler du peuple !), a conclu un contrat, en bonne et due forme avec les éditions Le Croquant.
Un livre à paraître « au temps des cerises »…. comme il me l’a dit (mais cerises du printemps 2018 !).

L’ouvrage est important. Il se compose de cinq parties qui suivent une introduction très étoffée. La première retrace l’histoire des luttes depuis 1789 jusqu’à 1871. La deuxième parle des prémisses de la Commune. La troisième est le coeur de l’ouvrage :  une éphéméride des 72 jours de la Commune, le récit des faits de la vie quotidienne, basé sur les archives et les traces accessibles, les témoignages publics et privés, les poésies et chansons, les photographies,  le tout agrémenté par des extraits des œuvres de fiction-documentaire des écrivains et des dessinateurs. La quatrième partie a pour titre  » Décodage, désenfumage et analyses ». Enfin, la cinquième et dernière partie rassemble les conclusions.

Continuons par

Céline Léger

Céline Léger fut l’une de nos intervenantes au colloque pré-cité. Sa très brillante intervention avait pour sujet :  » La Commune de Paris, drame de Vallès (1872) : une « fédération des douleurs » ? « .

Le 12 octobre 2017, eut lieu la soutenance de sa thèse de littérature française sur le thème « La fabrique médiatique de l’événement au XIXe siècle : Jules Vallès, écrire et faire l’histoire ».
Un sujet important pour nous s’agissant de Jules Vallès, l’un des acteurs de premier plan de la Commune, doublé de l’écrivain ainsi révélé. Henri Guillemin lui a consacré un livre pour approcher au près cet homme énigmatique qui intriguait Guillemin par « le feu qui brûlait en lui ».

La soutenance s’est déroulée devant un jury composé de : Marie-Eve Thérenty (professeur de littérature française à l’université de Montpellier III), Marie-Françoise Melmoux-Montaubin (ancienne élève de l’ÉNS – Sèvres, agrégée de lettres classiques, docteur en littérature française, spécialiste de la littérature du XIXe siècle ), Denis Pernot (professeur de littérature française à l’université Paris-13), Corinne Saminadayar-Perrin (co-directrice de thèse -professeur de littérature française du XIXème siècle à l’université Paul-Valéry -Montpellier 3), et Jean-Marie Roulin (co-directeur de thèse – professeur de littérature française du XIXe siècle, université Jean Monnet, Saint-Étienne).

Et, circonstances des temps, hasard heureux, au mois de décembre 2017, Céline nous informait que sa thèse était en bonne voie d’être publiée en 2018.

Depuis, Céline Léger, forte de ses degrés d’éminence, mais au gré des procédures propres à l’Education Nationale, a repris un poste d’enseignante agrégée de français dans l’enseignement secondaire.

Une autre bonne nouvelle est qu’elle prépare actuellement un recueil d’inédits de Jules Vallès pour un numéro à venir de la revue Autour de Vallès (pour aller voir la revue, cliquez ici)

De plus, infatigable, elle prépare parallèlement, en tant que co-directrice, un numéro spécial de cette même revue sur le thème des écrits d’exilés au XIXe siècle.

Filons maintenant notre récit par

Annie Lacroix-Riz

Annie Lacroix-Riz fut l’une des intervenantes au colloque de novembre 2016 sur Henri Guillemin et la Commune sur le thème « 1870, une défaite choisie ».

Annie partage actuellement son temps entre la rédaction de son prochain ouvrage qui fait suite à Les élites françaises entre 1940 et 1944 – De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine ? paru en avril 2016 aux éditions Armand Colin et ses nombreuses interventions publiques comme au Centre Universitaire d’Etudes Marxistes (CUEM), au Café d’histoire critique et de philosophie marxiste ou dans certains media, comme très récemment sur Radio Galère (pour écouter l’émission, cliquez ici). 

A la fin du mois de novembre 2017, Annie diffuse le message suivant :

Je vous remercie de prendre le temps de vous informer sur un exemple de censure cléricale et médiatique étendue sur plus d’une année, et qui vient de se clore à la RTBF, principale chaîne de télévision belge.

Un tel interdit mériterait la fanfare, mais les spectateurs belges l’ignoreront sans doute autant que le public français. Cet exemple accroît la longue liste connue des ostracismes prononcés de longue date en France contre la recherche scientifique et critique en général, et contre les chercheurs indépendants des puissants en particulier.

L’exposé, un peu long, ne vous rebutera pas, j’en suis certaine : j’ai été contrainte à fournir des détails, les jugeant d’autant plus nécessaires qu’il est rare de pouvoir saisir (ou disposer d’éléments solides sur) le processus de censure qui, nous affirme-t-on, n’existe pas dans nos démocraties-modèles et notre grande presse libre.

Les correspondances attestent que je n’étais aucunement demanderesse de la publicité des grands médias: dois-je préciser que c’est toujours le cas, et que je considère les sources électroniques comme le quasi exclusif moyen d’information actuellement accessible : jusqu’à quand est une question qui se pose de plus en plus clairement.

Ambitious new plans – 2005 – Tableau de Jules de Balincourt, artiste français né en 1972

Puis vient le lien (cliquez ici) qui amène au récit détaillé de cette censure déguisée. Une censure directement dirigée contre la recherche critique, donc contre l’établissement de la vérité historique qui dérange les puissants, quels qu’ils soient.

Comme vous le verrez, ce n’est pas la longueur du texte qui surprend : il se lit très facilement, quasiment comme une histoire à suspense, sauf qu’il ne s’agit pas d’une fiction mais bien de la réalité. Ce qui étonne le plus est l’enchaînement des faits qui culminent à une sorte de coup de théâtre grotesque et grossier, derrière lequel se révèle l’âpre réalité des rapports de force sociaux toujours à l’oeuvre.

Et, « Last but not least », nous finissons par

Patrick Berthier

Patrick a ouvert le colloque sur la Commune par une intervention « Petit inventaire des écrits de Guillemin sur la Commune » qui débutait par un beau texte du jeune Guillemin et qui montrait que ce sujet avait été au centre de ses réflexions tout au long de sa vie.

La bonne nouvelle est la parution, fin décembre 2017, de son ouvrage Henri Guillemin tel quel aux éditions Utovie. Un portrait critique, une nouvelle étude sur l’homme, son œuvre, sa méthode, ses engagement. Un livre brassant 40 ans de travail et de fidélité à Henri Guillemin.

Voici la présentation de l’éditeur :

Henri Guillemin, par son approche iconoclaste de l’Histoire, suscite toujours autant de passions. Haï par ses détracteurs, adulé par ses inconditionnels, il dérange les habitudes coincées des « spécialistes », bouscule les idées reçues, enthousiasme les rebelles… Il n’est pas exagéré d’affirmer qu’il nous a appris à aimer l’Histoire dès lors « qu’elle entre dans la période des aveux » et quitte les chemins des « gens de bien » .

En juillet 1977 et janvier 1978, Henri Guillemin s’est longuement entretenu avec Patrick Berthier ; le résultat de ces dialogues, soigneusement revu et souvent très atténué par l’intéressé, a été publié chez Gallimard sous le titre Le Cas Guillemin en 1979.

On lira ici non pas la réimpression de ce livre, mais l’édition de l’enregistrement original, avec rétablissement de tous les passages supprimés ou modifiés comme politiquement ou religieusement incorrects ; on pourra ainsi constater que dès 1977 le matériau et les thèmes de L’Affaire Jésus (1982) ou de Parcours (1989) étaient fixés dans l’esprit de Guillemin.

Cet autoportrait désormais non censuré forme le noyau d’un ensemble dont la première et la troisième parties sont une version revue et enrichie de Guillemin, légende et vérité publié par Utovie en 1982. Ainsi se trouve enfin réalisé ce qui à l’origine aurait dû former un livre en trois parties : l’image de Guillemin dans la critique des années 1950-1970, les mots de Guillemin dans les entretiens de 1977-1978, la part intime de Guillemin telle que la lecture de toute son œuvre permet de la deviner.
En somme, « Guillemin tel quel ».

 

En écrivant ces lignes, j’ai eu envie, s’agissant du portrait d’un homme à la personnalité complexe et captivante, de mentionner également le témoignage de Patrick Rödel.
D’abord en rappelant le portrait à la fois intime et critique qu’il a dressé de Guillemin dans son livre Les petit papiers d’Henri Guillemin (lire le résumé en cliquant ici).
Et ensuite en vous invitant à lire le texte qu’il a rédigé pour saluer la sortie de Henri Guillemin tel quel, paru le 29 décembre dernier dans Médiapart. (Pour lire la recension de P. Rödel, cliquez ici.).

Lettre rédigée par Edouard Mangin

 

Bateaux de combat, bateaux de papier – 2000 – oeuvre de Lester Rodriguez artiste du Honduras né en 1984