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La capitulation

Avec ce troisième volume d’une étude consacrée aux Origines de la Commune, nous voici venus à la capitulation de Paris, en janvier 1871.

Les jeux sont faits. Ils l’étaient dès le début, en vérité. La capitulation est à l’ordre du jour. Depuis que le Gouvernement des « Jules » dit faussement Gouvernement de la Défense nationale attendait de la bienveillante neutralité de Bismarck qu’elle lui laisse régler la question sociale qui terrorisait les possédants. En cela il a été bien aidé par l’obstination à ne rien faire de l’état major, qui s’explique par sa volonté de traiter avec l’Allemagne.

C’est Blanqui qui dénonce « l’ignoble comédie de vaillance » jouée depuis septembre par l’imposture des Jules.
Et Henri Guillemin en apporte toutes les preuves, dans cet ultime tome de sa trilogie sur Les origines de la Commune.

Avec sa détermination habituelle à ne rien laisser dans l’ombre. L’utilisation sans vergogne du mensonge comme moyen normal de faire de la politique est déjà, à cette époque, une spécialité de la droite française, avec l’aide évidemment d’une presse aux ordres.

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L’héroïque défense de Paris (1870-1871)

Henri Guillemin n’est pas un « historien courtois », ni un « historien courtisan », les tenants de l' »histoire officielle » le lui ont assez souvent reproché. Dans ce deuxième volume de la trilogie sur les origines de la Commune, il en donne une nouvelle fois la preuve.

Alors que le peuple de Paris résiste avec héroïsme aux forces de l’envahisseur, que Gambetta se démène pour organiser une nouvelle armée en mesure de retourner la situation militaire, le Gouvernement de défense nationale n’a qu’un souci : protéger la Propriété, la Banque, le Commerce contre la menace intérieure.
Pour ce faire, il est prêt à pactiser avec Bismarck et l’armée qui dormait jusqu’ici quand il s’agissait de se battre contre les Allemands, se réveille, dit Guillemin, quand il s’agit d’écraser le peuple soulevé. « Ouvriers, ‘moricauds’, du gibier commode et qui n’en rapporte pas moins avancement et décorations. »

Voilà qui met à mal la vision traditionnelle des choses et qui annonce pour ceux qui savent lire d’autres renoncements, d’autres trahisons à venir.

Décidément Guillemein n’est pas convenable.

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Cette curieuse guerre de 1870

Premier tome de la trilogie consacrée aux origines de la Commune, cette curieuse guerre de 70 jette un regard tout à fait nouveau sur le déroulement des événements qui ont débouché sur le désastre de Sedan et l’abdication de Napoléon III.

Guillemin n’est pas tendre pour l’état-major français dont l’impréparation et la duplicité ont mené à cette défaite ; mais il montre aussi que la guerre a été voulue pour résoudre des problèmes de politique intérieure.
La défaite va amener au pouvoir des républicains modérés dont l’unique souci est de rétablir un ordre au service des possédants.
Trahisons, manipulations, ambitions sont ici révélées dans ce curieux jeu de dupes où sous couvert de résistance on capitule devant l’ennemi extérieur pour mieux museler l’ennemi intérieur.

Bazaine, Trochu, Thiers et les « Jules » n’en sortent pas grandis. La Commune est proche.

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Madame de Staël et Napoléon ou Germaine et le caïd ingrat

La légende est bien établie : face au Despote, Mme de Staël, sous le Consulat et l’Empire, fut l’intraitable opposante, l’incarnation de la « liberté ». Malheureusement, oui, c’est une légende, et même une légende bouffonne.

« Enthousiaste » de son « héros », Germaine Necker devenue baronne de Staël fit tout au monde pour attirer sur sa personne l’attention la plus vive et la plus admirative du général Bonaparte. Elle applaudit avec passion au 18 Brumaire, et dépense en vain ses sourires et ses prévenances pour tenter de se faire l’égérie du Maître. Le Maître la trouvait insupportable ; le type même de la « fâcheuse » – terme noble qu’aujourd’hui l’usage remplace par une grossièreté interdite.

C’est l’histoire vraie des rapports (suppliants d’un côté, agacés de l’autre) entre Germaine Necker et Napoléon Bonaparte que présente ce livre.