Comment s’inscrire au colloque – clôture des dates :
Rien n’a été modifié pour l’inscription en ligne. Pour s’inscrire, il suffit de cliquer ici. Une fois arrivé sur la page du programme, cliquez ensuite sur le gros bouton bleu
Ouverture du colloque : nous sommes à jour J – 6 Inscriptions en ligne : nous sommes à jour J – 3 (elles se terminent le mercredi 3 novembre à 18h00)
Comme déjà indiqué, après ce délai, si vous souhaitez participer, il suffit d’adresser un mel à manginedouard@yahoo.fr en indiquant votre nom, prénom et numéro de téléphone.
Vous règlerez votre entrée sur place en arrivant. Par chèque uniquement.
Toutefois, ce procédé prendra fin la veille du colloque à 20h00.
L’entrée à l’ENS :
Le portillon du 24 rue Lhomond étant fermé le samedi, il faudra sonner sur l’interphone en sélectionnant « poste de sécurité » qui déclenchera l’ouverture. Si nécessaire, dire « Colloque Henri Guillemin » ou « Salle Jean Jaurès ». Photo ci-dessous.
Une fois entré, suivre les panneaux « salle Jean Jaurès ».
Conditions sanitaires :
Le passe sanitaire est obligatoire (version papier ou numérique sur phone). Il devra être présenté à notre accueil qui est en même temps chargé du contrôle des inscrits.
Dernières nouvelles : légères modifications concernant le colloque :
1/ La date de clôture des achats en ligne :
L’ENS souhaitant détenir au préalable la liste des personnes présentes lors de la journée du colloque (intervenants, organisateurs, participants), nous avons été amenés à avancer la date de clôture des inscriptions en ligne, temps nécessaire pour le traitement des données et la gestion du listing.
Initialement indiquée la veille du colloque à 20h00, la nouvelle date de clôture des inscriptions par internet, via le site dédié, est dorénavant fixée au mercredi 3 novembre à 18h00.
Retenez cette date pour vos inscriptions. Cette nouvelle date raccourcit donc la période d’inscription. Au delà de cette date, si vous décidez de venir au colloque, la marche à suivre est la suivante :
envoyer un courriel à l’association indiquant vos noms et prénoms
envoyer le même courriel à : manginedouard@yahoo.fr
prévoir votre règlement en arrivant sur place
Nous nous débrouillerons et établirons, en dernière minute, une liste complémentaire pour les services de l’ENS.
Notez que ces petites contraintes sont superfétatoires au regard de l’importance du colloque. L’important, la priorité, est de se rendre au colloque pour écouter le large panel des interventions concernant un sujet majeur pour la pensée critique et la connaissance ; pour rencontrer les intervenants et les interroger directement. Une occasion unique.
2/ Accès à la salle Jean Jaurès :
Nous le rappelons : pour accéder à la salle Jean Jaurès, il faudra non pas passer par le 29 rue d’Ulm, comme indiqué au début de nos lettres, mais par le 24 rue Lhomond. Une série de panonceaux jalonnera le chemin à suivre à l’intérieur pour atteindre la salle Jean Jaurès. Pour consulter le plan interne, cliquez ici.
Pour mieux vous aider, ci-dessous la carte du quartier. En croix bleue, l’entrée rue d’Ulm, pour le précédent colloque en 2018. En croix rouge, la salle Jean Jaurès. En cercle rouge, l’entrée à l’ENS par le n° 24, rue Lhomond.
Nous vous donnons également l’image de l’entrée du 24, rue Lhomond. Cliquez ici
3/ Le programme :
L’intitulé de l’intervention de Florence Gauthier est modifié. Le thème de son intervention est recentré sur l’enseignement, aujourd’hui, de l’histoire de la Révolution française. Florence Gauthier, spécialiste de cette période, souhaite faire comprendre pourquoi, depuis le bicentenaire de 1989, la Révolution française est devenue un enjeu politique qu’il faut vider de son propre contenu.
Pour prendre connaissance du nouvel intitulé, cliquez ici
La salle Jean Jaurès est légèrement plus grande que la salle Dussane du précédent colloque, mais surtout beaucoup plus confortable et mieux équipée. Elle offre tout le confort nécessaire pour suivre le déroulement du colloque.
Alors, puisqu’il y a davantage de places, n’hésitez pas à venir nombreux !
L’organisation de cet événement requiert un important travail et nos moyens sont plus que modestes. Aussi, n’hésitez pas à nous aider en relayant l’information sur le colloque le plus largement possible autour de vous, en parlant de l’événement à vos proches, vos relations…
Victime de la situation sanitaire ayant provoqué, il y a un an, son ajournement, et sans s’étendre sur les difficultés de tous ordres ainsi engendrées, nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue du colloque Henri Guillemin sur le thème :
« Enseignement de l’Histoire en péril – Histoire politique, littéraire, économique », le 6 novembre 2021 à l’Ecole Normale Supérieure (ENS), salle Jean Jaurès.
Comment s’inscrire ?
Pour participer, il suffit de cliquer iciet de suivre le chemin jusqu’à la finalisation de votre inscription.
Le colloque aura lieu dans la salle Jean Jaurès de l’ENS, (et non pas dans la salle Dussane comme en 2018), salle située au 29, rue d’Ulm, un peu plus loin du corps principal de l’école. Cette salle est beaucoup plus grande que la salle Dussane. Elle offre 243 places.
Les inscriptions ouvertes aujourd’hui seront closes la veille du colloque à 18h00. Bien entendu, il sera toujours possible d’acheter sa place le jour même.
Le schéma du colloque est inchangé et figure sur le programme détaillé ci-joint (cliquez ici). Il sera filmé par nos soins et les vidéos de chacune des interventions seront mises en ligne sur notre site. Enfin, les actes du colloque seront publiés au plus tôt dans un délai de 6 à 8 mois.
Les conditions sanitaires imposées par l’ENS sont les suivantes et se résument à :
– Présentation du « Passe sanitaire ».
La jauge de la salle est fixée à 100 % (c’est à dire inutilité d’observer deux, voire trois ou quatre fauteuils vides entre chaque participant comme auparavant).
Vient de paraître : une nouvelle publication d’Henri Guillemin
170 pages – 15 €
Les éditions Utovie viennent de publier un nouvel ouvrage d’Henri Guillemin : un recueil de textes regroupés sous le titre Par notre faute, le plus long des cinq textes réunis, avec, en sous-titre Regards sur l’Église et la foi.
Cette édition a été établie par Patrick Berthier, un travail aussi riche et scrupuleux que celui effectué pour le précédent ouvrage Chroniques du Caire dont il avait dirigé l’édition. L’important appareil de notes en bas de pages permet de resituer pleinement dans leur contexte les réflexions de Guillemin sur la question religieuse. Elles sont si denses qu’elles offrent comme une seconde lecture parallèle aux textes de Guillemin, apportant généreusement un ensemble de connaissances toujours utiles et pertinentes, à la fois littéraires et historiques pour le plus grand plaisir du lecteur.
L’intérêt de cet ouvrage est d’avoir réunis des textes devenus quasiment introuvables et d’offrir un corpus cohérent montrant la dimension spirituelle de la quête de vérité d’Henri Guillemin tout au long de sa vie.
Chacun des cinq textes ainsi réunis fait l’objet d’une introduction spécifique détaillée de P. Berthier, dont il convient de dire qu’elles sont de véritables aides à la compréhension : se départissant rigoureusement d’une tentante subjectivité, elles s’ancrent au contraire dans une pleine objectivité. Ce travail de recherche éclaire, par ses profondes mises en perspective, les textes intranquilles de Guillemin et les positionne au niveau qu’il sied pour les apprécier comme il convient : mieux les connaître pour les uns, les découvrir avec intelligence pour les autres.
Par notre faute, le texte qui ouvre le recueil, devenu très difficile d’accès, avait été publié en revue en 1937 et simplement repris en annexe du Cas Guillemin (entretiens Guillemin/Berthier – Gallimard – 1979). Il s’agit d’un sévère réquisitoire contre les dérives et les nombreux scandales de l’Église qui avait à sa sortie, on s’en doute, provoqué de vives réactions au sein de l’institution vaticane.
Le deuxième texte Témoignages de l’Histoire, publié en 1948, complète Par notre faute en développant l’attitude des catholiques durant le long 19e siècle, de la Révolution française à la loi de séparation de 1905.
Le troisième, Nos frères séparés, Karl Barth (1950), est un chaleureux compte rendu d’un essai de cet éminent théologien protestant à propos de la position du christianisme face à la Guerre froide. Ma conviction profonde (1962) présente la pensée intime de Guillemin sur ces sujets.
Enfin, Croire en actes (1973) est un essai sur Rousseau, Robespierre et Jaurès, trois croyants méconnus pour Guillemin.
Un ouvrage important qui fera l’objet d’une recension particulière, actuellement en préparation pour une prochaine newsletter.
Un livre disponible dans toutes les bonnes librairies ou accessible directement sur le site internet de l’éditeur.
Henri Guillemin, toujours d’actualité
L’association Présence d’Henri Guillemin, basée à Mâcon, organise le 2 octobre 2021, une de ses régulières manifestations phares visant à faire connaître l’homme Guillemin et son œuvre.
La prochaine Journée d’Etudes se tiendra le 2 octobre prochain à Mâcon et portera sur le thème : Henri Guillemin, un correspondant infatigable.. Elle fait suite à celle du 28 septembre 2019 sur le thème : Henri Guillemin : la foi, l’Eglise : un drôle de paroissien.
Pour de plus amples informations, se rendre sur le site de l’association en cliquant ici.
Le Liseur – The Reader – Photo anonyme – 2008 Hulton-Deutsch Collection/Corbis
Se passionner pour Henri Guillemin, ce peut être vouloir tout lire de lui, entreprise facilitée par la réédition maintenant presque complète, chez Utovie, de son œuvre imprimée : non seulement ses livres et les recueils d’articles qu’il avait lui-même constitués, mais aussi des volumes publiés ces dernières années et qui permettent de découvrir d’autres textes, jusqu’ici peu accessibles, telles ces Chroniques du Caire (2019), anthologie d’articles parus de 1937 à 1939 dans La Bourse égyptienne et qui montrent quel grand critique littéraire était alors le jeune professeur Guillemin (pour en savoir plus, cliquez ici).
Ces publications-là sont destinées à se poursuivre, la prochaine, cet automne 2021, étant un volume centré sur le brûlot intitulé « Par notre faute » (1937) et qui réunit cinq textes où se dessine le portrait d’un Guillemin chrétien pour le moins explosif.
Se passionner pour Henri Guillemin, ce peut être aussi voir et revoir inlassablement tout ce qui est disponible, majoritairement grâce aux archives de la radio-télévision suisse (relayées auprès des plus jeunes par youtube), de l’immense activité du conférencier et de l’orateur de télévision : émissions isolées, ou, autour de 1970, ces fameux cycles de treize demi-heures sur un seul grand sujet (Napoléon, Tolstoï, Jeanne d’Arc, la Commune, 1871-1914…) ; et aussi, à ne surtout pas négliger malgré la frustration due au manque d’images, certains enregistrements seulement “audio” tels que « Ma conviction profonde » (diffusé en 1962 et qui figurera dans le volume à paraître annoncé plus haut), ou les remarquables conférences faites durant les années 70 et 80 au « Club 44 » de La Chaux-de-Fonds en Suisse et disponibles sur leur site.
Utovie diffuse également d’autres conférences audio sur les sujets ou sur écrivains auxquels Guillemin revenait le plus volontiers (Voltaire, Hugo, l’affaire Dreyfus, Jaurès…), plusieurs petits volumes – l’éditeur nous en annonce d’autres – proposant ensemble l’enregistrement et sa transcription, ce qui permet au même passionné dont nous parlons de lire, ou d’écouter, ou de faire les deux à la fois…
*
Aujourd’hui c’est un passionné d’un genre particulier que je voudrais vous présenter, car ses recherches personnelles ne sont pas seulement celles d’un lecteur ou d’un téléspectateur, mais se greffent directement sur le métier qu’il exerce. C’est grâce à Nane Guillemin que je me suis trouvé en contact avec Jonathan Samuel Wenger, qui dans son premier message, le 3 juin, m’écrivait ces mots : « Modeste chercheur et bibliographe par plaisir, j’ai retrouvé au hasard de divers dépouillements quelques publications d’Henri Guillemin qui avaient échappé à vos recherches. Attaché par une forte sympathie à l’homme et à l’œuvre, j’ai creusé encore un peu, et ai fini par en dresser une petite liste. »
La « petite liste » était en pièce jointe : plus de cent références ! absentes, en effet, de ma bibliographie Guillemin, Une vie pour la vérité – Utovie, 2015 (cliquez ici) – qui était pourtant en progrès sur la première mouture de 1988 (Soixante ans de travail, Utovie aussi) ! De quoi envisager des maintenant une troisième édition, à deux auteurs cette fois, de ladite bibliographie… Comme vous l’imaginez, je remercie, et chaleureusement, l’expéditeur de ce document si précieux, et je lui demande – c’est la question qui vient naturellement dans ces cas-là – comment il en est venu à se passionner pour Guillemin. Je pense que le mieux est de lui laisser la parole, car sa réponse donne envie de le rencontrer et de prolonger le dialogue :
« Je ne sais plus bien quand j’ai rencontré l’œuvre d’Henri Guillemin ; mais étant Neuchâtelois et m’étant commis aux études littéraires, la rencontre était inévitable. J’ai été très touché par son côté iconoclaste, attaché à ne pas laisser primer l’œuvre sur l’auteur ; au moment où je développais une vague conscience politique, son approche m’a permis de remettre en perspective les axiomes de la littérature comme participation à un ordre social. Cela, comme sa personnalité très humble et généreuse, ce côté très accessible, sans prétention, cet homme qui semblait regarder son métier comme un travail et non comme une fonction sacerdotale, cette volonté de ne pas oublier dans l’écriture de l’histoire qui étaient les auteurs, outre leur technique, d’oser juger en fonction de leur humanité, de leur altruisme (de la charité, plus proprement), ont fini par m’attacher pour de bon à lui. Enfin, mon côté un peu obsessionnel se trouve un terrain de jeu assez fantastique dans une œuvre aussi vaste que celle d’Henri Guillemin ; il y a toujours quelque chose à retrouver ! J’ai d’ailleurs commencé à dresser une liste de ses conférences et émissions, basée sur les traces de la presse (la numérisation des programmes Radio-TV suisses a été pour cela un bel atout). Ce travail est en cours (et un peu interrompu par les circonstances), mais j’ai pour l’instant pu relever environ 360 conférences et 940 émissions. »
Ce second travail est loin d’être achevé, car le total des conférences est bien plus élevé que cela et Jonathan Samuel Wenger est le premier à le savoir. Mais la collecte est déjà presque incroyable (près de mille émissions !). J. S. Wenger m’a également permis de lire ce second fichier dans son état provisoire actuel, et la qualité du “produit” est impressionnante : il n’y a pas seulement là une liste, précieuse par sa seule existence, mais, chaque fois que c’est possible, le lien internet vers le document (c’est vrai aussi du complément proprement bibliographique dont j’ai parlé en premier). Il y a là une telle mine que je n’ai pas pu m’empêcher d’en demander encore un peu plus sur les raisons d’une telle enquête, par définition dévoratrice de temps (j’en sais quelque chose). Et la modestie en même temps que l’humour de la réponse complètent de jolie manière un portrait de « passionné » authentique :
« Quant à moi, Neuchâtelois donc, diplômé en littérature française ainsi que bibliothécaire, je suis actuellement collaborateur scientifique à l’Université de Genève. J’y participe au projet Rougemont 2.0, qui édite en ligne et en libre accès les œuvres de Denis de Rougemont. J’ai donc la chance énorme d’être payé pour fouiner dans des imprimés et des manuscrits, et de les éditer. […]. Quant à mes travaux de bibliographe, je réalise plutôt des compléments à des œuvres qui m’intéressent ou me touchent, quand il y a matière. La seule bibliographie complète que j’ai réalisée, et qui est toujours un travail en cours, est celle de Jean Starobinski, commencée lorsque je cataloguais sa bibliothèque, et qui n’est publiée qu’en ligne. » (*)
L’écrivain genevois Denis de Rougemont (1906-1985) a retenu l’attention de Guillemin par deux fois, pour son Journal d’Allemagne, précieux témoignage sur l’hitlérisme en plein essor, et pour son (trop ?) célèbre essai sur Tristan et Yseut L’Amour et l’Occident (voir Chroniques du Caire, 1er janvier et 21 mai 1939, p. 184-190 et p. 216-221). Quant à Jean Starobinski (1920-2019), autre Genevois d’importance, Guillemin le connaissait, avait lu son essai de référence Jean-Jacques Rousseau, la transparence et l’obstacle (1957), et malgré les différences de leurs itinéraires intellectuels les deux hommes s’estimaient. « Staro », comme l’appelaient ses amis, n’a pas hésité à écrire, pour prendre la défense de la méthode de Guillemin, ou plutôt pour dire qu’elle est la plus naturelle : « Que serait l’objectivité entière ? Une avalanche de documents […] du dernier ennui. […] Il faut présenter, commenter, ordonner. Et voici que reparaît ce louche intermédiaire, la personnalité du critique. On n’a pas encore découvert une méthode qui révèle les œuvres en se faisant elle-même invisible ». Et aussi, toujours favorablement à Guillemin : « Le dénigrement est regrettable. Mais le culte des “grandes œuvres”, quand il prend le ton de religiosité bêlante, est une mystification exaspérante » (réponses à l’ « Enquête sur la méthode critique » de Maurice Nadeau, Lettres nouvelles, 24 juin 1959, p. 13 et p. 14, citée dans Henri Guillemin tel quel – Utovie, 2017 (p. 25 et p. 50) (cliquez ici). Il doit être bien passionnant de travailler sur l’œuvre de ces deux grands esprits, qui l’un et l’autre ont eu des points de contact avec Guillemin.
Tout cela pour dire que nous suivrons avec une pleine sympathie et une inévitable curiosité l’avancement de l’enquête de Jonathan Samuel Wenger : nous n’aurons probablement jamais d’Œuvres complètes d’Henri Guillemin, mais le travail de fourmi d’hommes qu’il passionne à ce point peut contribuer, ô combien, à constituer peu à peu des Œuvres aussi complètes que possible. Grand merci à ce “dénicheur”, dont nous ferons connaître les trouvailles.
(*) : la bibliographie de Jean Starobinski établie par J.S. Wenger est disponible en cliquant ici Fiche de J.S. Wenger : cliquez ici