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Bonne année 2022


Henri Guillemin (1903-1992) © Andersen Ulf/Sipa

Chers abonnés, chers adhérents, chers amis,

Au nom de l’association, je vous présente nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2022 qui s’ouvre aujourd’hui.
En cette occasion, recevez nos remerciements pour votre fidèle soutien, vos commentaires, vos suggestions, toujours aussi réguliers, stimulants et chaleureux.

Ils se sont particulièrement exprimés lors de notre dernier colloque du 6 novembre 2021 dont le thème d’actualité « L’enseignement de l’Histoire en péril », vous a manifestement intéressé si j’en crois le nombre de propositions et de courriers reçus.

Car, oui, nous le constatons, l’intérêt pour Guillemin ne faiblit pas, et ce n’est pas la moindre des bonnes nouvelles en ces temps troublés. Ses analyses, ses travaux et en particulier son engagement sans faille, jusqu’au bout, dans la dénonciation des Maîtres du consensus, des manigances des classes dirigeantes, des idées et des postures illégitimes, force le respect.

Sur cette photo, Henri Guillemin, arpentant la ligne droite d’un chemin de campagne, vient de s’arrêter et nous regarde droit dans les yeux, comme pour s’assurer que nous le suivons toujours.

Nous ouvrons 2022 qui est une année particulière car il y a trente ans, le 4 mai 1992, Henri Guillemin disparaissait.

En 2022, l’Association Les Ami(e)s d’Henri Guillemin (LAHG) entame sa septième année d’activités avec pour feuille de route la poursuite de son itinéraire.

Colloque du 6/11/21 – Les vidéos des interventions.

Les vidéos sont prêtes à être mises en ligne sur notre site. A la différence de nos précédents colloques où nous présentions l’ensemble des vidéos en une seule fois, elles seront cette fois-ci diffusées de façon séquencée, l’une après l’autre, dans l’ordre chronologique des interventions, à raison d’une newsletter tous les quinze jours.

Ainsi, le 15 janvier prochain, vous pourrez (re) voir et (ré) écouter Patrick Berthier qui ouvrit le colloque avec une intervention au titre explicite : « Ne pas se laisser monter sur la cervelle » : Guillemin face à l’enseignement de son temps.

Le 1er février, ce sera le tour de Yves Ansel, deuxième conférencier, avec « Histoire littéraire, histoire légendaire », et ainsi de suite jusqu’à la sixième intervention.

(Le programme du colloque est toujours en ligne sur le sitecf page d’accueil)

Une surprise et un cadeau : une correspondance inédite d’Henri Guillemin

Commençons cette nouvelle année par une surprise aussi instructive qu’agréable.

Dans les derniers jours de l’année dernière, nous avons reçu une belle photo du Lac Léman prise du district de Lavaux, au verso de laquelle, Catherine Seylaz-Dubuis, fervente adhérente et admiratrice de Guillemin (pour rappel, ses deux textes publiés en newsletter, ici et ), nous souhaitait de bonnes et heureuses fêtes de fin d’année.

Outre son bulletin de renouvellement d’adhésion 2022, l’enveloppe contenait une belle surprise : les photocopies d’un échange épistolaire datant de 1968 entre son amie Anne Rivier, alors jeune étudiante, et Henri Guillemin, suite à une conférence qu’il venait de donner sur Napoléon 1er..

L’étudiante, avec la fougue de la jeunesse, apostrophait l’historien en lui déclarant son désaccord sur la façon avec laquelle Guillemin avait démoli la statue du héros national.

Guillemin lui répondit aussitôt.

Pour une lecture plus aisée des deux documents, j’ai retranscrit les deux lettres ci-dessous. Et comme c’est aussi un plaisir de découvrir les cursives des manuscrits, j’ai mis un lien pour lire les « originaux » (photocopies).

La lettre de Anne Rivier

Lettre envoyée à M. H. Guillemin le 27. I. 68

Monsieur,

Je n’ai jamais pensé qu’un jour, je m’adresserais à vous. Et pourtant, je n’y puis résister plus longtemps ; ce que je vais vous dire, je vous le dis humblement et sans aucune prétention.
Je suis souvent vos émissions, j’y prends beaucoup de plaisir.
Je m’intéresse particulièrement à l’Histoire, et c’est à la suite de l’audition de votre émission télévisée sur N. que j’ai décidé de vous écrire.
Monsieur, je vous pose la question que plusieurs personnes se posent si souvent.

Etes-vous un historien, un destructeur de mythes, un homme épris de vérité à tel point de ne rien lui sacrifier ou un critique littéraire. Que vous n’aimiez pas certains biographes de N., personne ne saurait vous en blâmer. Que vous expliquiez les raisons qui vous rendent les hommes odieux me semble légitime et même honorable.
Mais, Mr, que vous nous contaminiez, non ! Et que vous vous serviez de
Napoléon ou de N’importe quel autre personnage pour nous faire partager votre mépris me déçoit foncièrement. Vos sourires cachent de lourds sarcasmes et une violence qui aurait plus de place dans un pamphlet, un vrai !
J’ai commencé le livre d’A. Ollivier intitulé « Le 18 Brumaire » et ne peux plus, après votre conf., le lire avec autant de désinvolture et d’intérêt qu’auparavant. Tout ce que vous avez critiqué me revient en mémoire et fausse ma lecture.
Votre but est-il peut-être atteint ?

N’en croyez rien !
Napoléon reste pour moi l’auteur du CC et du C. du Commerce. Je fais des études de droit et c’est l’esprit des lois qui, chez ce grand homme, me fascine.
Peu d’hommes à part lui, ont contribué à l’évolution de la Suisse
comme il l’a fait. N’a-t-il pas (après de lourdes erreurs, il est vrai) compris et sanctifié le cantonalisme. Dans son propre intérêt peut-être, mais avec le génie de l’apatride qui sonde (soude ?) l’âme des peuples.
Etait-il nécessaire de nous parler du N. fourbe et opportuniste à l’époque où la plupart des hommes, pour arriver, se rangeait du côté du plus fort.
Les manœuvres de Fouché étaient-elles moins blâmables ?
Enfin, était-il utile de nous dire que Pauline vendait son corps alors que dans bon nombre de bonnes familles, ce genre de femmes a toujours existé (et personne ne s’en plaint!)
Est-ce la mission de l’historien que d’abaisser systématiquement ceux que les hommes ont élevé. Si oui, je déplore qu’elle soit la vôtre.
J’espère que vous excuserez la maladroite franchise d’une jeune fille de 20 ans et reste, Mr, une auditrice fidèle et respectueuse.

Anne Rivier
Neuchâtel

La réponse de Guillemin

Non, mademoiselle, je ne m’amuse pas à « démolir » Je regarde et tâche de comprendre.
Assurément ce qui EST n’est pas conforme à ce qu’on nous a Fait croire….Je m’emploie donc à substituer la vérité aux légendes.
Et c’est une grande joie pour moi quand la vérité est plus belle que la légende comme pour JJ Rousseau, Lamartine, Hugo, Zola etc..
Il n’en va pas de même pour N. Bonaparte qui a fait un mal sans nom à la France et à l’Europe
Avec mes meilleurs sentiments.

Henri Guillemin

La surprise, suite et fin

Pour citer Anne Rivier, il me fallait son accord. Par l’intermédiaire de Catherine Seylaz-Dubuis, elle accepta volontiers et, de plus, adressa le petit message ci-dessous : un complément d’information sur le contexte de l’époque, rédigé aussi comme un clin d’oeil amical, en guise de conclusion à cette anecdote instructive.

J’avais juste vingt ans quand je décidai d’écrire cette lettre un peu cavalière et obstinée à Henri Guillemin. Nous habitions la même ville, Neuchâtel, et je venais de commencer mes études de droit. Je n’étais donc pas une « lettreuse » mais on me reconnaissait un joli brin de plume, selon la formule.

Guillemin, on le suivait régulièrement à la radio et à la télévision, en noir blanc, et souvent en famille. Mon père, avocat, un protestant libéral plutôt large d’esprit, appréciait sa façon de vérifier, préciser, corriger et finalement renverser l’histoire littéraire et politique convenue, quitte à faire tomber quelques héros statufiés de leur piédestal. Ma mère, elle, catholique et napoléonienne (une tradition familiale bien ancrée) refusait ces débats d’alcôve et ce goût du secret révélé. Pourtant elle était sous le charme.

Quant à moi, à la croisée des chemins parentaux, Guillemin me changeait avec bonheur des cours soporifiques de mes vieux professeurs d’université. Jeune Suissesse, j’admirais sa faconde de grand Français. Son ton était à la fois si nouveau et si souverain, son vocabulaire si aisé, si imagé. A la télévision, j’aimais son œil noir colère derrière ses lunettes de myope, son regard planté droit dans le nôtre, ses gestes empêchés dans le cadre étroit de la petite lucarne, ses louvoiements de cabotin malicieux, ses arrêts brusques suivis de soupirs de misère qui hachuraient le récit, ses emportements calculés, ses coups de nuque et de tête, et à la fin ses sourires de chat qui vous rendaient tout mous, tout malléables.

– Quel tribun, quel artiste !
– Tu oublies le travail d’archives en amont. Un vrai rat de bibliothèque.
– Papa, si j’avais le tiers du quart de son talent, pour plaider comme lui…
– Finis ton droit, d’abord, après tu pourras penser aux effets de manche. – Tu as lu ma lettre ?
– Ecoute, tu veux vraiment embêter ce monsieur avec ça ?
– Je la poste aujourd’hui même.
– Fais comme tu veux, ma grande, mais ne t’attends pas à recevoir une réponse bienveillante de sa part.
– On parie ?

Lausanne, 23 décembre 2021
Anne Rivier

Pour lire le manuscrit de Anne Rivier, cliquez ici
Pour lire le manuscrit de Henri Guillemin, cliquez

Que cette nouvelle année soit profitable à vous tous. De notre côté, il va sans dire que nous continuerons à produire newsletters, entretiens, colloques, publications… et toutes actions contribuant à développer la notoriété d’Henri Guillemin.

Bonne Année 2022 !

Note rédigée par Edouard Mangin

HMV, pour His Master’s Voice (La Voix de son Maître) ou Rocket Dog – imprimé graphique de l’artiste de street art Banksy – 2003 – 50 cm x 35 cm.

« Détournement ironique du logo emblématique de la firme britannique de musique populaire. Le chien Nipper est toujours assis mais, au lieu d’écouter sagement le Maître, vise avec un bazooka la corne du gramophone. »
(source : site international d’art graphique MyArtBroker)



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Colloque Henri Guillemin – Dernier rappel

Comment s’inscrire au colloque – clôture des dates :

Rien n’a été modifié pour l’inscription en ligne. Pour s’inscrire, il suffit de cliquer ici . Une fois arrivé sur la page du programme, cliquez ensuite sur le gros bouton bleu

Ouverture du colloque : nous sommes à jour J – 6
Inscriptions en ligne : nous sommes à jour J – 3 (elles se terminent le mercredi 3 novembre à 18h00)

Comme déjà indiqué, après ce délai, si vous souhaitez participer, il suffit d’adresser un mel à manginedouard@yahoo.fr en indiquant votre nom, prénom et numéro de téléphone.

Vous règlerez votre entrée sur place en arrivant. Par chèque uniquement.

Toutefois, ce procédé prendra fin la veille du colloque à 20h00.

L’entrée à l’ENS :

Le portillon du 24 rue Lhomond étant fermé le samedi, il faudra sonner sur l’interphone en sélectionnant « poste de sécurité » qui déclenchera l’ouverture. Si nécessaire, dire « Colloque Henri Guillemin » ou « Salle Jean Jaurès ». Photo ci-dessous.

Une fois entré, suivre les panneaux « salle Jean Jaurès ».

Conditions sanitaires :

Le passe sanitaire est obligatoire (version papier ou numérique sur phone). Il devra être présenté à notre accueil qui est en même temps chargé du contrôle des inscrits.

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Colloque Henri Guillemin – dernières informations

Dernières nouvelles : légères modifications concernant le colloque : 

1/ La date de clôture des achats en ligne :

L’ENS souhaitant détenir au préalable la liste des personnes présentes lors de la journée du colloque (intervenants, organisateurs, participants), nous avons été amenés à avancer la date de clôture des inscriptions en ligne, temps nécessaire pour le traitement des données et la gestion du listing. 

Initialement indiquée la veille du colloque à 20h00, la nouvelle date de clôture des  inscriptions par internet, via le site dédié, est dorénavant fixée au mercredi 3 novembre à 18h00.

Retenez cette date pour vos inscriptions. Cette nouvelle date raccourcit donc la période d’inscription.
Au delà de cette date, si vous décidez de venir au colloque, la marche à suivre est la suivante : 

  • envoyer un courriel à l’association indiquant vos noms et prénoms
  • envoyer le même courriel à : manginedouard@yahoo.fr
  • prévoir votre règlement en arrivant sur place

Nous nous débrouillerons et établirons, en dernière minute, une liste complémentaire pour les services de l’ENS.

Notez que ces petites contraintes sont superfétatoires au regard de l’importance du colloque. L’important, la priorité, est de se rendre au colloque pour écouter le large panel des interventions concernant un sujet majeur pour la pensée critique et la connaissance ; pour rencontrer les intervenants et les interroger directement. Une occasion unique.

2/ Accès à la salle Jean Jaurès :

Nous le rappelons : pour accéder à la salle Jean Jaurès, il faudra non pas passer par le 29 rue d’Ulm, comme indiqué au début de nos lettres, mais par le 24 rue Lhomond.
Une série de panonceaux jalonnera le chemin à suivre à l’intérieur pour atteindre la salle Jean Jaurès. Pour consulter le plan interne, cliquez ici.

Pour mieux vous aider, ci-dessous la carte du quartier.
En croix bleue, l’entrée rue d’Ulm, pour le précédent colloque en 2018. En croix rouge, la salle Jean Jaurès.
En cercle rouge, l’entrée à l’ENS par le n° 24, rue Lhomond.

Nous vous donnons également l’image de l’entrée du 24, rue Lhomond. Cliquez ici

3/ Le programme :

L’intitulé de l’intervention de Florence Gauthier est modifié. Le thème de son intervention est recentré sur l’enseignement, aujourd’hui, de l’histoire de la Révolution française. Florence Gauthier, spécialiste de cette période, souhaite faire comprendre pourquoi, depuis le bicentenaire de 1989, la Révolution française est devenue un enjeu politique qu’il faut vider de son propre contenu.

Pour prendre connaissance du nouvel intitulé, cliquez ici

Comment s’inscrire au colloque Henri Guillemin ?

Rien de plus simple : 

Pour s’inscrire, cliquez ici

Pour découvrir le programme détaillé, cliquez là

La salle Jean Jaurès est légèrement plus grande que la salle Dussane du précédent colloque, mais surtout beaucoup plus confortable et mieux équipée. Elle offre tout le confort nécessaire pour suivre le déroulement du colloque.

Alors, puisqu’il y a davantage de places, n’hésitez pas à venir nombreux !

L’organisation de cet événement requiert un important travail et nos moyens sont plus que modestes.
Aussi, n’hésitez pas à nous aider en relayant l’information sur le colloque le plus largement possible autour de vous, en parlant de l’événement à vos proches, vos relations…

Merci d’avance.

Edouard Mangin

ENS – Salle Jean Jaurès
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Colloque Henri Guillemin 2021 : Les inscriptions sont ouvertes

Colloque Henri Guillemin

Victime de la situation sanitaire ayant provoqué, il y a un an, son ajournement, et sans s’étendre sur les difficultés de tous ordres ainsi engendrées, nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue du colloque Henri Guillemin sur le thème :

« Enseignement de l’Histoire en péril – Histoire politique, littéraire, économique », le 6 novembre 2021 à l’Ecole Normale Supérieure (ENS), salle Jean Jaurès.

Comment s’inscrire ?

Pour participer, il suffit de cliquer ici et de suivre le chemin jusqu’à la finalisation de votre inscription.

Le colloque aura lieu dans la salle Jean Jaurès de l’ENS, (et non pas dans la salle Dussane comme en 2018), salle située au 29, rue d’Ulm, un peu plus loin du corps principal de l’école.
Cette salle est beaucoup plus grande que la salle Dussane. Elle offre 243 places.

Les inscriptions ouvertes aujourd’hui seront closes la veille du colloque à 18h00. Bien entendu, il sera toujours possible d’acheter sa place le jour même.

Le schéma du colloque est inchangé et figure sur le programme détaillé ci-joint (cliquez ici). Il sera filmé par nos soins et les vidéos de chacune des interventions seront mises en ligne sur notre site. Enfin, les actes du colloque seront publiés au plus tôt dans un délai de 6 à 8 mois.

Les conditions sanitaires imposées par l’ENS sont les suivantes et se résument à :

– Présentation du « Passe sanitaire ».

La jauge de la salle est fixée à 100 % (c’est à dire inutilité d’observer deux, voire trois ou quatre fauteuils vides entre chaque participant comme auparavant).

Pour vous inscrire au colloque, cliquez ici.

Vient de paraître : une nouvelle publication d’Henri Guillemin


170 pages – 15 €

Les éditions Utovie viennent de publier un nouvel ouvrage d’Henri Guillemin : un recueil de textes regroupés sous le titre Par notre faute, le plus long des cinq textes réunis, avec, en sous-titre Regards sur l’Église et la foi.

Cette édition a été établie par Patrick Berthier, un travail aussi riche et scrupuleux que celui effectué pour le précédent ouvrage Chroniques du Caire dont il avait dirigé l’édition.
L’important appareil de notes en bas de pages permet de resituer pleinement dans leur contexte les réflexions de Guillemin sur la question religieuse. Elles sont si denses qu’elles offrent comme une seconde lecture parallèle aux textes de Guillemin, apportant généreusement un ensemble de connaissances toujours utiles et pertinentes, à la fois littéraires et historiques pour le plus grand plaisir du lecteur.

L’intérêt de cet ouvrage est d’avoir réunis des textes devenus quasiment introuvables et d’offrir un corpus cohérent montrant la dimension spirituelle de la quête de vérité d’Henri Guillemin tout au long de sa vie.

Chacun des cinq textes ainsi réunis fait l’objet d’une introduction spécifique détaillée de P. Berthier, dont il convient de dire qu’elles sont de véritables aides à la compréhension : se départissant rigoureusement d’une tentante subjectivité, elles s’ancrent au contraire dans une pleine objectivité.
Ce travail de recherche éclaire, par ses profondes mises en perspective, les textes intranquilles de Guillemin et les positionne au niveau qu’il sied pour les apprécier comme il convient : mieux les connaître pour les uns, les découvrir avec intelligence pour les autres.

Par notre faute, le texte qui ouvre le recueil, devenu très difficile d’accès, avait été publié en revue en 1937 et simplement repris en annexe du Cas Guillemin (entretiens Guillemin/Berthier – Gallimard – 1979). Il s’agit d’un sévère réquisitoire contre les dérives et les nombreux scandales de l’Église qui avait à sa sortie, on s’en doute, provoqué de vives réactions au sein de l’institution vaticane.

Le deuxième texte Témoignages de l’Histoire, publié en 1948, complète Par notre faute en développant l’attitude des catholiques durant le long 19e siècle, de la Révolution française à la loi de séparation de 1905.

Le troisième, Nos frères séparés, Karl Barth (1950), est un chaleureux compte rendu d’un essai de cet éminent théologien protestant à propos de la position du christianisme face à la Guerre froide.
Ma conviction profonde (1962) présente la pensée intime de Guillemin sur ces sujets.

Enfin, Croire en actes (1973) est un essai sur Rousseau, Robespierre et Jaurès, trois croyants méconnus pour Guillemin.

Un ouvrage important qui fera l’objet d’une recension particulière, actuellement en préparation pour une prochaine newsletter.

Un livre disponible dans toutes les bonnes librairies ou accessible directement sur le site internet de l’éditeur.

Henri Guillemin, toujours d’actualité

L’association Présence d’Henri Guillemin, basée à Mâcon, organise le 2 octobre 2021, une de ses régulières manifestations phares visant à faire connaître l’homme Guillemin et son œuvre.

La prochaine Journée d’Etudes se tiendra le 2 octobre prochain à Mâcon et portera sur le thème : Henri Guillemin, un correspondant infatigable..
Elle fait suite à celle du 28 septembre 2019 sur le thème : Henri Guillemin : la foi, l’Eglise : un drôle de paroissien.

Pour de plus amples informations, se rendre sur le site de l’association en cliquant ici.

Bonne rentrée à toutes et tous.

Note rédigée par Edouard Mangin