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Eclaicissements

Ce livre fait suite à A vrai dire. Nouvelle série d’études et de portraits critiques d’écrivains qui posent problème, à titre divers, à Henri Guillemin dans sa quête de la vérité.

De nombreux documents inédits sont ici présentés, concernant Benjamin Constant, Alfred De Vigny, Lamartine, Victor Hugo, Zola.

Un regard renouvelé, acéré, pour y voir en quelque sorte plus clair, pour débusquer ce qui reste caché derrière l’enveloppe publique ou officielle, porté sur Racine, Voltaire, Madame de Staël…

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A vrai dire

Rétablir la vérité est une des obsessions d’Henri Guillemin. Il s’y atèle dans le domaine de l’Histoire littéraire, en dénonçant un certain nombre de légendes qui ont la vie dure. Il le fait avec le luxe de détails qui caractérise son travail.

Est-il juste de dire que Rousseau s’est élevé contre l’affirmation d’un péché originel ? pas tout à fait… Hugo passe pour un des pères fondateurs de la Troisième République qu’il a appelé de ses vœux ? mais si on y regarde de plus près…George Sand clame haut et fort la fidélité de son engagement socialiste ? oui, mais, la Commune change bien des choses…Gide fait de la sincérité le fil rouge de son œuvre ? Cette sincérité est bien sélective….

Et Guillemin nous réserve encore bien des surprises sur

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Pas à pas

Dans ce livre, Henri Guillemin se livre à une sorte d’auto analyse de sa longue carrière d’historien de la littérature.

C’est à la fois un bilan, une réflexion sur ce que doit être, à ses yeux, un véritable historien, une justification pédagogique des raisons qui l’ont amené à mettre en lumière la face cachée des plus grandes figures de la littérature française : Alfred De Vigny, Benjamin Constant, mais aussi, Victor Hugo, Emile Zola, Jean-Jacques Rousseau, et bien d’autres. Il s’agit toujours de tordre le coup à la légende au nom de la vérité.

La vérité, là est le maître mot pour Henri Guillemin : « Eh oui, nulle autre méthode : pas à pas. A tout petits pas, c’est ainsi que progresse l’histoire littéraire. Pas à pas. Nous autres, les prolétaires de l’érudition, nous faisons notre petite tâche, commandée par une seule loi : le souci de la vérité ».

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Parcours

Ce n’est pas un journal, bien que Guillemin y utilise d’assez nombreuses notes personnelles prises au fil des années ; ce n’est pas une autobiographie, bien que ce gros volume publié en 1989 suive en partie l’ordre chronologique de la vie de l’auteur.

C’est plutôt, et l’on ne saurait trouver cela surprenant si l’on connaît un peu l’homme Guillemin, le bilan des rencontres qu’il a faites en plus d’un demi-siècle.
Aussi trouve-t-on ici la politique et l’histoire en direct, d’abord en 1939-1940, à Bordeaux, puis durant la période 1945-1963, où Guillemin fut attaché culturel de l’ambassade de France à Berne ; on rencontre aussi la religion ou, de façon plus large, la vie spirituelle, incarnées diversement par trois de ses grands aînés, Marc Sangnier (qui fut aussi son formateur politique), François Mauriac, Paul Claudel ; l’inattendu surgit aussi, ainsi dans ces pages émues sur Maurice Chevalier.

Et puis une foule de notations, de citations aimées, de souvenirs plus ponctuels mais parfois non moins intenses sur Sartre, Étiemble, Romain Gary, Simenon, Pierre-Henri Simon, ou sur le frère Roger Schütz, le prieur de Taizé.

Finalement ces pages que l’auteur définit comme « la déposition, émiettée, d’un témoin de notre temps » brossent aussi, malgré un apparent retrait personnel, l’autoportrait soigneusement établi d’un homme très conscient de l’image qu’il voulait laisser de lui-même.