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Colloque Henri Guillemin 2025 – Les vidéos sont en ligne – Episode n° 4

  

Le sacrifice d’Isaac ; Tableau de Caravage, vers 1603 ; huile sur toile 104 × 135 cm ; Galerie des Offices à Florence.
Représentation non académique d’un épisode biblique tiré de la Genèse, au cours duquel Abraham s’apprête à sacrifier son propre fils Isaac afin d’obéir à l’injonction de Dieu ; un meurtre empêché au dernier moment par l’ange.

Faisant suite aux précédentes diffusions, (premier épisode le 6 janvier, deuxième épisode le 20 janvier, troisième épisode, le 6 février), nous poursuivons la mise en ligne de cette dense journée du 8 novembre 2025.

Nous avons le plaisir aujourd’hui de diffuser deux vidéos complémentaires qui concernent les « Gens de biens », à savoir, aujourd’hui, les ultra riches de l’hyper classe.

Dany-Robert Dufour est philosophe, professeur honoraire des universités, auteur d’une vingtaine d’essais, dont Les Mystères de la trinité (Gallimard), Le Divin Marché (Denoël), Baise ton prochain, une histoire souterraine du capitalisme (Actes Sud). Son nouvel ouvrage Sadique époque (Le Cherche Midi) est paru en octobre 2025.

Son intervention American psycho now, nous transporte dans le monde des ultra riches pour nous présenter la conception de la vie des gens de l’hyper classe. Il s’appuie pour cela sur le célèbre roman American psycho (1991) de Bret Easton Ellis.

Ce roman, en effet, décrit la vie d’un golden boy, trader à Wall Street le jour et tueur en série à ses moments perdus. Pour lui, il y a ceux qui ont des biens et ceux qui n’ont rien. Ceux qui n’ont rien ne sont rien. Ce sont des déchets, qu’il faut éliminer.

Un roman prémonitoire.

La seconde vidéo est un extrait des échanges avec le public qui eut lieu à la fin de la journée. Il s’agit d’un document qui complète à la fois l’exposé de Dany-Robert Dufour et l’intervention conclusive de Caëla Gillespie. Cette vidéo apporte d’utiles précisions pour comprendre la réalité de la situation générale des nouveaux rapports de domination qui s’installent à grands pas et pour appréhender les pistes de réflexion à emprunter pour y faire face et les combattre.

A la mi mars, nous continuerons l’exploration du monde des ultra riches pour étudier leur ethos à travers deux vidéos : d’une part l’intervention de Monique Pinçon-Charlot, sociologue, ancienne Directrice de recherche au CNRS intitulée Le séparatisme des riches et la violence de classe ; et d’autre part, l’exposé de Alizée Delpierre, sociologue, chargée de recherche au CNRS rattachée au laboratoire Printemps à l’UVSQ (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), intitulé La domesticité au fondement de la reproduction des ultra-riches.

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Une vie de paria

Dans la région de Pondichéry, on les appelle paraiyar, un nom que les voyageurs européens ont transformé en paria.

On entre avec Viramma dans la boue des rizières, mais aussi dans le monde des esprits et des dieux, des jeteurs de sort, des rêves de délivrance.

Viramma raconte sa vie de paria. Ouvrière agricole asservie à une famille possédante du village de Karani, près de Pondichéry, elle est aussi sage-femme dans son quartier paria, et chanteuse.

Dans ce que dit cette voix de l’ombre, résonne aussi le rire des asservis, parfois tragique, parfois de dérision, parfois amer, souvent franc, un rire que forgent la force de vivre et la grandeur des dominés, un rire qui transfigure le destin, sur la difficile voie de l’émancipation.

Confié et recueilli dans un total esprit de confiance, ce témoignage nous vaut ce texte rare, éclairant à la fois les profondeurs d’une Inde qui bouge et l’indestructible dignité qui anime les plus méprisés des exclus, à l’heure même où nombre d’entre eux aspirent en masse à une nouvelle reconnaissance sociale et à un nouveau pouvoir. Ce livre d’écoute est un hommage à ceux qui furent si longtemps privés de parole.

Josiane Racine, Tamoule de Pondichéry, poursuit auprès de l’École pratique des hautes études, à Paris, ses recherches sur la culture populaire en Inde du Sud.

Jean-Luc Racine, son mari, directeur de recherche au CNRS, conduit au Centre d’étude de l’Inde de l’École des hautes études en sciences sociales, comme dans la revue Hérodote, des travaux portant sur les dynamiques sociales, économiques et géopolitiques de l’Inde contemporaine.

Editeur : Plon/Terre Humaine ; 625 pages ; paru en 1994.

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Supervivant

C’est sans doute dans Supervivant, (Manalive en anglais), roman parmi les plus jubilatoires que Chesterton (1874-1936) a le plus complètement rendu compte de ses visions si singulières. Supervivant est l’apologie extraordinaire de l’existence comme une fin en soi.
Roman policier, roman fantastique, roman espiègle, parabole métaphysique, ce livre est tout cela à la fois.
« Chesterton est l’un des premiers écrivains de notre temps et ceci non seulement pour son heureux génie de l’invention, pour son imagination visuelle et pour la félicité enfantine ou divine que laisse entrevoir chaque page de son oeuvre, mais aussi pour ses vertus rhétoriques, pour sa pure virtuosité technique. » (Jorge Luis Borges).

Quatre accusations pèsent sur Innocent Fève, sans doute le héros le plus paradoxal imaginé par l’auteur : meurtre, cambriolage, abandon, polygamie. Mais au fond quel est le crime d’Innocent Fèvre ?

Après une première partie éblouissante, la seconde partie développe le procès privé de l’accusé. La façon dont les quatre crimes sont démontés est un chef d’oeuvre de paradoxe et d’hymne à la vie.
« En somme, ce qu’on reproche à Innocent Fèvre, c’est le fait qu’il est différent des autres, qu’il se moque des convenances et des règles de bonne conduite imposées par la société, qu’il ne se plie pas aux usages, ce masque officiel de l’hypocrisie établie, érigée en système ».

Edition : L’Age d’Homme ; 190 pages ; parution 1981

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Colloque Henri Guillemin 2025 – Les vidéos sont en ligne – Episode n° 3

Raboteurs de parquet. (1875 )Tableau de Gustave Caillebotte (1848-1894 ). Huile sur toile 102 × 147 cm.
Musée d’Orsay Paris.

Faisant suite aux premières diffusions, (premier épisode, le 6 janvier, deuxième épisode le 20 janvier), nous poursuivons la mise en ligne de cette dense journée du 8 novembre 2025.

Nous avons le plaisir aujourd’hui de diffuser deux vidéos complémentaires qui concernent les « Gens de rien » : leurs conditions d’existence par rapport au monde du travail.

Plus précisément, les deux enseignants chercheurs, sociologues, Nicolas Roux et Luc Sigalo Santos nous présentent la réalité cachée de ce que l’on appelle le marché du travail en régime ultralibéral.
Ils nous exposent en détails la réalité des conditions de recherche d’emploi, comment se construit les fausses vérités concernant les chômeurs. Ils nous font ressentir la réalité de la précarité.

Nicolas Roux est sociologue, maître de conférences à l’université de Reims Champagne-Ardenne, chercheur au Centre d’Etudes et de Recherches sur les Emplois et les Professionnalisations (Cérep) et au Centre d’études de l’emploi et du travail.(CEET).
Son intervention s’intitule La précarité durable. S’adapter à un fait social n’est pas « choisir.

Luc Sigalo Santos est maître de conférences en science politique, Aix-Marseille Université, chercheur au Laboratoire d’Economie et de Sociologie du travail (LEST ).
Son intervention a pour titre : Contrôler les chômeurs pour atteindre le plein-emploi ? Genèse, usages et effets d’un mot d’ordre coercitif.

A la fin février sera mise en ligne la vidéo du philosophe Dany-Robert Dufour :

Son intervention American psycho now, nous transportera chez les « Gens de biens » pour nous présenter la conception de la vie des gens de l’hyper classe, en s’appuyant sur le célèbre roman American psycho (1991) de Bret Easton Ellis.
Ce roman, en effet, décrit la vie d’un golden boy, trader à Wall Street le jour et tueur en série à ses moments perdus. Pour lui, il y a ceux qui ont des biens et ceux qui n’ont rien. Ceux qui n’ont rien ne sont rien. Ce sont des déchets, qu’il faut éliminer.
Une illustration prémonitoire.