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Confidences et désarroi d’une AESH

Cathy M. fait partie de la petite dizaine de nouveaux adhérents qui, après avoir exprimé leur enthousiasme et leur intérêt lors du colloque « Gens de biens/Gens de rien » ; réalités contemporaines du capitalisme ultra libéral (ENS Paris Ulm – 8 novembre 2025), ont décidé de nous rejoindre.

Ce colloque a en effet généré une importante vague de soutiens, d’intérêt, de conseils et de suggestions, en provenance du public présent ce jour-là. Nous vous en avions parlé en détail dès le lendemain dans notre newsletter du 19 novembre (la relire fait du bien ; c’est ici).

Plus tard, en plein hiver, nous recevions le témoignage de Cathy M.

La lecture de ce témoignage ne nous a pas laissés indifférents. Au delà de sa singularité, c’est le paysage général de notre société d’aujourd’hui en régime ultralibéral qu’il met en lumière. C’est cela qui nous a immédiatement donné l’envie de le publier pour le partager avec vous. Ceci avec le plein accord de l’intéressée, que nous remercions une nouvelle fois.

Le texte s’intitule:
Confidences et désarroi d’une AESH ou un profond sentiment d’impuissance.

Que désigne ce signe aussi mordant que mystérieux ?
AESH signifie Accompagnant d’Élève en Situation de Handicap.

Quand on lit la description officielle de cette fonction sur le site de l’Education Nationale, on découvre ceci :

Les personnels accompagnants assurent des missions d’aide aux élèves en situation de handicap. Ainsi, sous la responsabilité pédagogique des enseignants, ils ont vocation à favoriser l’autonomie de l’élève, sans se substituer à lui dans la mesure du possible. Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont des personnels chargés de l’aide humaine. Ils ont pour mission de favoriser l’autonomie de l’élève en situation de handicap, qu’ils interviennent au titre de l’aide humaine individuelle, de l’aide humaine mutualisée ou de l’accompagnement collectif.

Ils sont des acteurs-clés qui contribuent à la mise en place d’une École pleinement inclusive, pour offrir à chaque élève, de la maternelle au lycée, une scolarité adaptée à ses besoins.

Les AESH sont reconnus comme des membres à part entière des équipes éducatives et peuvent notamment participer aux réunions de suivi de la scolarisation des élèves en situation de handicap.

Les AESH sont accueillis, lors de leur prise de fonction, par le directeur d’école ou le chef d’établissement. À cette occasion, un livret d’accueil leur est remis.

Un entretien avec la famille et l’enseignant est organisé avant le démarrage effectif de l’accompagnement de l’élève.

Un ou plusieurs AESH référents sont désignés dans chaque département par l’inspecteur d’académie DASEN. Ils sont chargés de fournir un appui aux AESH qui débutent dans leurs fonctions et peuvent leur apporter aide et soutien tout au long de leur carrière : partage de gestes professionnels, conseils personnalisés, diffusion d’outils, etc.

Mais, comme l’expliqua avec son immense talent le grand philosophe Alfred Korzybski (1879 – 1950), fondateur de la logique de réflexion et d’analyse critique non-aristotélicienne appelée Sémantique générale « La carte n’est pas le territoire ».

Effectivement !

Et le terrain que nous fait découvrir Cathy M. est bien différent.

« Garçon contrarié et inquiet assis dans les escaliers près de l’école« . Légende de la photo introductive de l’article sur la crise des personnels AESH paru dans le magazine « Zèbres » de la fondation handicap : AESH en crise : précarité, sous-effectif et inclusion à deux vitesses

Pour lire la suite du témoignage de Cathy M., cliquez ICI.

Pour en savoir plus sur les AESH, cliquez

Les AESH, un métier « si beau » mais si mal considéré, manifestent en septembre 2025 face à une situation où près de 49.000 élèves en situation de handicap étaient en attente d’accompagnement à la rentrée. Photo R. Doucelin/SIPA