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Il y a 30 ans, Henri Guillemin disparaissait

Henri Guillemin à trois époques différentes

Les quatre petits récits qui suivent sont des anecdotes personnelles que les auteurs ont choisis en toute liberté. Aucun critère ni thème n’était de mise pour cet exercice.
Il s’agissait simplement pour chacun, selon ses souvenirs et son émotion, de faire partager un moment de leur vie en lien avec Henri Guillemin.
Patrick Rödel ouvre cet hommage, suivi de Jean-Marc Carité, de Patrick Berthier et de Edouard Mangin.

Le facteur sonnait toujours – par Patrick Rödel

Evidemment, je suis le seul parmi ceux qui vont évoquer leur première rencontre avec Henri Guillemin à l’avoir connu quand je n’étais qu’un gamin. J’ai déjà beaucoup raconté de choses sur lui et je m’étais résigné à renvoyer les lecteurs de cette newsletter au livre que je lui ai consacré, il y a quelques années, [N.d.l’E : il s’agit de l’ouvrage Les petits papiers d’Henri Guillemin édité chez Utovie. Pour lire le résumé, cliquez ici ], quand a surgi ce qui est sans doute la première image que j’ai de lui. Celle d’un homme qui porte une robe de chambre, en soie bleue à pois blancs – très classe – mais à une heure où généralement les adultes sont habillés de pied en cap, en fin de matinée.
Et il ne sort pas de sa chambre, mais d’une pièce qui lui est dévolue et qui est son bureau. Lunettes sur le nez, foulard autour du cou.

Cette tenue d’intérieur, cette tenue qui lui permet de lutter contre le froid, dans une maison mal chauffée – temps de guerre -, m’a longtemps fait l’effet d’être une sorte d’uniforme ; je ne l’ai pas vu évoluer au cours des années et des changements de résidence ; et je l’ai associé à sa fonction d’écrivain. L’écrivain, à rester assis devant sa table de travail, s’engourdit, s’ankylose, il a besoin d’un certain confort qui lui permet d’oublier son corps et de se concentrer sur le travail purement intellectuel qui est le sien.

Mais pourquoi quittait-il son bureau, presque à heure fixe ? Il venait voir si le facteur était passé, il s’impatientait s’il était en retard et dès qu’il l’entendait sonner à la porte, il se précipitait pour être le premier à prendre le courrier et, souvent aussi, pour lui remettre les lettres qu’il avait écrites et qu’il n’avait pas le temps d’aller jeter dans la boîte aux lettres du village voisin – échange de bons procédés – et il repartait avec une pile de lettres et de journaux qu’il ramenait dans son antre.

J’avais le sentiment qu’il n’y en avait que pour lui – rien pour moi, en tout cas, quand j’eus atteint l’âge où l’on peut espérer la surprise d’une carte postale ou d’une missive amicale ou amoureuse.

L’homme de lettres pour moi a d’abord été l’homme aux lettres.

Et ce n’est que plus tard que j’ai réalisé l’importance de ces multiples correspondances que Guillemin griffonnait en toute hâte avec ses éditeurs, ses amis, ses amies, ses lecteurs, ses critiques, ses mentors et ses détracteurs – et au sort qui leur a été réservé – chiffonnées et jetées dans une corbeille à papiers, déchirées rageusement, brûlées pour qu’aucune trace ne soit gardée d’un échange plus intime ou soigneusement conservées, archivées pour finalement être oubliées dans un dossier que des héritiers s’empresseront de faire disparaître.
Des lettres de Guillemin dorment peut-être encore au fond d’une armoire, dans quelque recoin de bibliothèque. Qui s’y intéressera désormais en dépit de ce qu’elles pourraient nous révéler de l’homme et de l’époque ?

Je doute que Henri Guillemin aurait aimé les échanges de sms et autres courriels qui sont devenus notre lot quotidien ; je suis sûr qu’il aurait été malheureux de ne recueillir du passage du facteur que des réclames ou des demandes d’argent pour les causes les plus diverses.

Nous ne recevons plus guère de lettres. Existe-t-il encore des hommes de lettres ?

Henri Guillemin et ses droits d’auteur – par Jean-Marc Carité


On a parfois fait remarquer que question argent, Henri Guillemin était un peu près de ses sous… Il avoua même à Patrick Berthier qu’un certaine nombre de ses collaborations journalistiques c’était « pour le pain…».
En ce qui nous concerne il fut toujours, dès le début, d’une gentillesse fraternelle. Nous faisions partie des « causes qui méritent qu’on donne…» : pour Utovie, liberté absolue, nous écrivit-il.

Comme certains le savent nous avons essayé d’être scrupuleux quant au règlement des droits dus aux auteurs, même si ça n’était pas beaucoup. Je pense que cela fait partie du métier d’éditeur.
D’une manière, ou d’une autre, Henri Guillemin s’arrangeait toujours pour nous « retourner » ce qu’on lui versait (abonnement de soutien aux éditions ou achat d’ouvrages pour faire ses cadeaux, voire encore un don pour un projet d’achat immobilier).

C’était devenu délicat d’aborder le problème car, d’une part, comme éditeurs, nous étions redevables de ces droits et, d’autre part, leur versement confirmait nos droits sur la publication de ces ouvrages.
J’avais imaginé un petit subterfuge : puisque Guillemin refusait, finalement, ces droits d’auteur, je demandai à notre ami Jean Musso, vigneron bio à Dracy les Couches de porter chez Guillemin,  à La Cour des Bois, quelques cartons de sa production bourguignonne. Les droits seraient ainsi versés en… liquide, plus difficiles à retourner…
Jean fut accueilli par notre historien avec ces mots : « Moi, je ne bois pas de vin. Il faut voir ma femme, c’est elle qui s’occupe de ça. ».Tout en nous envoyant immédiatement un gentil petit mot : Ami,Ce matin 13 votre émissaire m’a apporté ce stock de bouteilles de votre part. De « bonnes bouteilles » dit ma femme qui s’y connaît. Alors, un très grand merci.

Les droits qu’il touchait (de Gallimard ou du Seuil, par exemple), il les convertissait rapidement en achat de documents autographes de ses auteurs préférés. Egalement, pour Victor Hugo, de ses dessins et encres.
Pour L’Affaire Jésus, qui reste son « best-seller » il fit verser ses droits à une association de santé publique. Je ne sais pas si les éditions Le Seuil respectent toujours cette volonté…

Alors, Guillemin près de ses sous ? Tout au contraire : généreux et fraternel. En tout cas avec nous. Mais peut-être avions-nous un régime de faveur !

[N.d.l’E : Jean-Marc Carité a joint à son texte deux manucrits originaux d’Henri Guillemin. Pour les découvrir, cliquez ici
Découvrir la calligraphie très particulière d’Henri Guillemin est un plaisir en soi. Mais pour apprécier le contenu, il faut savoir décrypter les pattes de mouche de son écriture. Pour connaître le contenu des messages de ces deux manuscrits, cliquez ici (décryptage réalisé par JM Carité)]

L’accolade – par Patrick Berthier

Théâtre municipal de Douai, département du Nord, fin du mois de janvier 1977. Je suis venu d’Arras, où j’habite alors et où j’enseigne au lycée Robespierre, « le lycée de garçons », disent ceux qui ne veulent pas prononcer le nom de l’Incorruptible. J’ignore évidemment que l’homme que je viens écouter va, dix ans plus tard, publier un gros livre sur Maximilien. [N.d.l’E. il s’agit de Robespierre, politique et mystique. Pour lire le résumé, cliquez ici ]

Cet homme, bien entendu, c’est Henri Guillemin, que je ne connaissais pas. Plus exactement, je le connaissais de nom, et par deux de ses livres. Le Coup du 2 décembre (Gallimard, 1951, et Utovie, 2006) avait été autoritairement recommandé à ses élèves, en 1966, par Alfred Rambaud, mon professeur d’histoire de khâgne au Lycée du parc, à Lyon : « Si vous voulez comprendre, lisez Guillemin ». Bon élève et peu rebelle de nature, j’avais lu. Cela m’avait étonné qu’un livre d’histoire pût être à ce point captivant. Vers la même époque, confiant dans la qualité de cette petite collection du Seuil (alors célèbre) où j’avais déjà lu Balzac par lui-même de Gaëtan Picon, je découvre Hugo par lui-même, du même Guillemin. Livre plus facile d’accès, mais non moins passionnant, et qui, au demeurant, m’ouvre sur Hugo des perspectives inconnues de moi, qui n’avais guère lu de lui que les plus célèbres poèmes (du moins lisait-on Victor Hugo, alors, en classe de français).

Voilà à peu près tout ce que je connaissais de Guillemin lorsqu’en 1973, dans le lot de livres sur lesquels la revue des jésuites, Études, me confie chaque mois la tâche d’écrire vingt lignes – excellent apprentissage de l’art de ne pas délayer ! –, je découvre à nouveau le nom de Guillemin : un recueil d’articles, Précisions, qui me surprend par sa composition uniquement littéraire, de Fénelon à Péguy, car je croyais Guillemin historien… Parmi ces articles, je trouve mon cher Balzac (reprise d’une ancienne préface pour Le Lys dans la vallée) et je découvre des noms qui n’étaient jusqu’alors pour moi que des noms, Vallès notamment. Et c’est encore par Études que se présente – enfin, dirais-je aujourd’hui – une occasion d’approcher Guillemin lui-même.

C’est cette fois un livre d’importance, ses Regards sur Bernanos, qu’on m’a demandé de commenter. Mon billet paraît dans le numéro d’Études de décembre 1976. Presque aussitôt, petite lettre de Guillemin, la première d’une centaine à venir, et la seule signée en toutes lettres de son prénom et de son nom, pour me remercier de ma sympathie ; les « bernanosiens » officiels, en effet, n’ont pas aimé la liberté de ton de l’ouvrage, et bien des recensions ont été hostiles. Apprenant que j’habite Arras, Guillemin m’écrit, dès sa troisième lettre, que la Belgique francophone et le nord de la France figurent parmi ses territoires privilégiés de conférencier, et il m’indique des dates.

C’est ainsi que je me retrouve dans ce modeste théâtre de Douai, où les places libres sont rares malgré la froidure de janvier, pour écouter Guillemin parler du départ du général de Gaulle en 1946 – sujet dont j’ignore à peu près tout. Il faut encore préciser qu’à cette époque je n’ai pas la télévision ; de toute façon, depuis Pompidou, Guillemin, ce pestiféré de gauche qui se permet de dire du mal des banques, n’est plus accueilli sur les chaînes d’État françaises. Je n’ai donc jamais vu Guillemin, tout simplement jamais vu. Quelques photos, peut-être ; même pas sûr.

C’est la découverte absolue de ce talent qu’on a souvent commenté, de cet art de capter l’attention et de créer une proximité. Cet homme mince, pas très grand mais se tenant droit, plutôt austère avec ses lunettes à grosses montures et son costume sombre, sans rien derrière lui qu’un rideau, abolit tout ce qui n’est pas lui quand il parle. Le jeune professeur que je suis remarque tout de suite qu’il parle sans notes. Il n’a devant lui que quelques rares fragments de papier, du format d’une carte de visite, voire plus petits, où se trouvent les citations auxquelles il tient, dans le cas improbable d’un trou de mémoire. Je ne saurais plus vous dire aujourd’hui pourquoi, selon Guillemin, de Gaulle est parti… Mais je me souviendrai toujours des quelques minutes d’après la conférence.

Le dernier mot prononcé, Guillemin salue, presque sec, d’un geste de la main, disparaît derrière le rideau, ne reparaît pas. C’est son habitude, me dit-on. Je me décide alors à chercher l’accès des coulisses pour aller me présenter à lui. Je n’ai pas le temps d’aller jusque-là : je vois venir, presque soutenu par quelques personnes (où figure sûrement Pierre Tabart, l’organisateur fidèle de ces conférences), un monsieur très pâle, marchant lentement, de toute évidence fatigué par sa grande heure et demie de parole. Je m’avance le plus discrètement possible, je me nomme : le vieil homme se redresse, s’illumine, se précipite sur moi, me prend dans ses bras et m’embrasse sur les deux joues ! Difficile d’oublier une telle façon de faire connaissance…

Ce soir-là, vraiment fatigué, Guillemin n’a parlé que quelques minutes avec moi, pressé de regagner sa chambre d’hôtel et de se préparer pour son étape suivante. Six mois plus tard, nous faisions pour de bon connaissance chez lui, au « Terrier », pour enregistrer les entretiens qui, très corrigés par lui, sont devenus Le Cas Guillemin (Gallimard, 1979), et qui, rendus à leur version originale et intégrale, forment aujourd’hui la partie centrale d’Henri Guillemin tel quel (Utovie, 2017). [Pour lire le résumé, cliquez ici]

En janvier 1978, le connaissant, désormais, je suis revenu à Douai écouter Guillemin, sur Lénine cette fois, et j’ai réussi – c’était un exploit, m’a-t-on assuré – à l’inviter chez nous, où il a passé la nuit avant de repartir le lendemain pour Abbeville. En se couchant, il m’a demandé « un roman policier » pour s’endormir, et m’a spécifié d’avance que pour son petit déjeuner il voulait deux tartines. Non grillées.

De fil en aiguille, ou comment j’en suis arrivé à découvrir Henri Guilleminpar Edouard Mangin

Il faut pour cela remonter assez loin, et même au siècle dernier, puisque tout commença en 1998 ! Il faut aussi remercier le hasard et les cheminements discursifs, voire aléatoires, par lesquels on découvre avec bonheur de nouveaux royaumes de connaissance.

C’est après avoir été subjugué par la lecture de Autobiographie de l’écrivain gallois John Cowper Powys (1872-1963), que je m’embarquai dans un long voyage littéraire consistant à connaître toute l’oeuvre de cet immense écrivain, méconnu en France. Quelques ouvrages avaient bien été traduits et publiés, chez Gallimard ou au Seuil, mais, en 1998, acquérir les écrits de Powys imposait une opiniâtre recherche « à l’ancienne » (Internet glapissait encore dans son berceau).

Je découvris ainsi que plusieurs ouvrages étaient édités chez La Thalamège et uniquement chez cet éditeur, établi en Belgique. C’est comme cela que je fis la connaissance de Catherine Lieutenant, fondatrice et seule représentante des éditions La Thalamège. Catherine avait arrêté son activité, mais me fit entrer dans son vaste monde où dominaient, à côté de John Cowper Powys, d’autres géants de la pensée, en premier lieu, Maximilien Robespierre et un certain…. Henri Guillemin, à cette époque, pour moi, un inconnu.
Mais plus pour longtemps.

Je découvrirai plus tard le fil rouge, à la fois politique, philosophique et littéraire qui, pour Catherine, relie Henri Guillemin aux grands penseurs et écrivains tels que Rabelais, Diderot, Léautaud, Stendhal, Flaubert, Balzac, Maupassant, Bergerac, Breton, etc.

Henri Guillemin s’installa au centre de mes réflexions, mais pas tout de suite ; en passant d’abord par Robespierre. Ah, ces chemins discursifs !

Quand on comprend comment fonctionne, dans le domaine des idées, le discours officiel, celui de la domination, celui qui est enseigné et médiatisé, au service de quelles classes sociales il opère, et si l’on s’intéresse à la Révolution française, on ne peut éviter de plonger dans la connaissance de notre premier Homme d’État, ce Robespierre si vilipendé. Encore faut-il s’abreuver aux bonnes sources. Catherine est une inaltérable robespierriste et fut mon cicérone dans le dédale éditorial saturé de balivernes.

Voici un premier extrait de notre correspondance de 2007.

Les biographies sont à peu près toutes nulles. Et surtout fausses. Bourrées de fantasmes délirants. Même celles écrites par des gens de gauche. La meilleure, à mon sens, est l’œuvre d’un « ennemi  » : Gérard Walter – Robespierre (2 vols. « La vie « ,  » L’œuvre « ) – NRF-Gallimard, 1961. L’histoire de ce livre est curieuse. Walter était un homme de droite et il n’aimait pas Robespierre. Il a retravaillé sa biographie pendant trente ans, quelque chose comme une lutte entre l’auteur et son modèle, au terme de laquelle c’est le modèle qui a gagné. Il a écrit un autre livre à propos de Robespierre : La conjuration du 9 Thermidor, (collection  » Les cinquante journées qui ont fait la France « . Ce livre-là, vous pouvez le sauter.
Henri Guillemin a écrit à son propos :  » C’est drôle, il passe un tiers de son livre à défendre une thèse indéfendable, et les deux tiers suivants à la démolir lui-même.  » (explication : Walter était un très grand archiviste. Sa masse d’archives contredisent en effet sa thèse.).

Puis cet autre extrait, quelques mois plus tard.

Ce qu’il faudrait avoir, ce sont les vidéos de la série d’émissions qu’Henri Guillemin a consacrées à Robespierre à la télévision belge à la fin des années 70. Ringards comme ils sont, je parierais qu’ils les ont détruites. Cette série, à l’époque, avait fait beaucoup de bruit. Son « Robespierre » est paru au Seuil peu avant sa mort.

Comme il est tentant de décrire tous les détails de cette période. Mais soyons raisonnable et précisons les points essentiels.

Catherine a connu Henri Guillemin en assistant à ses conférences données à Bruxelles. Quand il se lança dans sa biographie de Robespierre, Catherine noua avec lui une intense amitié épistolaire jusqu’à sa mort.
Le nombre d’heures que j’ai passées avec elle sur ce sujet et sur la démarche critique de Guillemin est incalculable et je lui serai toujours reconnaissant du temps qu’elle me consacra.

Ainsi, Henri Guillemin avait rejoint mes autres illustres références pour continuer le décryptage de notre « société du spectacle ». Je lus ses ouvrages d’histoire, regardai ses conférences filmées et décidai d’aller plus loin.

A partir de 2007, j’entreprends le siège de la radio télévision belge (RTBF) pendant une année pour obtenir les films de ses conférences. Catherine avait vu juste : ils avaient été détruits.

J’écris plusieurs fois à l’association Présence d’Henri Guillemin (PHG) sise à Mâcon, imaginant les trouver parmi leurs archives. L’absence de réponse m’amènera à téléphoner directement à Philippe Guillemin, le fils aîné d’Henri Guillemin.
Je me souviendrai toujours de sa voix immédiatement amicale, chaleureuse, sincèrement curieuse de mon cheminement. Il m’orienta vers Patrick Berthier, que je rencontrai en septembre 2008, à Paris, dans un petit restaurant rue Tolbiac, près de la BNF.

Puis je me rends à l’association PHG où je fais la connaissance de Patrick Rödel.

– Bienvenu cher ami – me dit-on à mon arrivée à Mâcon – alors, quel projet allez-vous nous proposer ? »

– Organiser un colloque sur Henri Guillemin, la Révolution française et Maximilien Robespierre.

Je le fis avec Patrick Rödel. Il eut lieu le 23 octobre 2013 à Paris, le moment où je rencontrai Jean-Marc Carité et Philippe Guillemin.

Et deux ans plus tard, en octobre 2015, nous décidions de créer « Les Ami(e)s d’Henri Guillemin (LAHG) ».

Une nouvelle aventure démarrait, dont la suite est connue.

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